mardi 23 juin 2015

Je suis une passoire!

Une passoire?
Oui oui!

Ma collègue de formation m'avait prévenu il y a quelques mois:
"Tu verras avec le Gonal moi j'avais des bouffées de chaleur à m'allonger nue sur le carrelage, et mon ventre ressemblait à une passoire!"

Je n'avais même pas commencé que je flippais déjà!

Bon pour les bouffées de chaleur, ça va, pour l'instant (ne parlons pas trop vite!).

Par contre ces 5 dernières piqures là...
Habituellement ça rentrait comme dans du beurre, un petit picotement tout au plus.
Mais celles là c'était pas une partie de plaisir!
Cette sensation de sentir toutes les couches de l'épiderme traversées par cette aiguille, c'était vraiment horrible et je me demandais:
 "est ce que je la retire pour me piquer ailleurs? 
Ou maintenant qu'elle est introduite de moitié je me fais violence pour insérer la suite?"

La première fois j'ai persévéré,  j'en ai été quitte pour un beau bleu!
Les suivantes, je m'y suis reprise à 3 fois pour rentrer la douloureuse.

Du coup, je suis en pointillés.

lundi 15 juin 2015

Ta mère...


Je l'ai rencontrée au lycée.
Il y a presque neuf ans maintenant... (ça ne nous rajeunit pas tout ça).

Nous étions en seconde, dans la pire classe de l'année il parait (bizarrement c'est le cas chaque année!).
Le premier jour, comme tout élève sage qui a dit "cette année je bosse" je me suis assise dans les premiers rangs. 
Ce premier jour était épique, j'étais habillée n'importe comment pensant que je pourrais repasser à l'internat me changer en arrivant (ou pas).


Dans un moment d'égarement (d'ennui oui!) me voilà à détailler les personnes avec qui j'allais passer mon année.
Et je l'ai vu. Dans le fin fond de la salle. Elle portait un tee-shirt (d'alcoolique), à message, comme ça se fait encore (malheureusement).
Elle semblait quelconque, un peu marginale tout de même. J'aime ça.

Il se passe un mois et je traine avec qui je peux, je ne suis pas un leader. Une suiveuse assurément.

Je vais faire une connerie.
La meilleure connerie de ma vie car c'est ainsi qu'on a commencé à se parler avec ta mère.
Même si à l'époque elle me considère comme une fille superficielle et inintéressante, tout niveaux confondus, nous côtoyons le même cercle d'amis...
Et elle finira par m'apprécier!

Au cours de cette année nous allons bien rigoler, et pour ma part très peu travailler.
Hé on est jeunes qu'une fois.
 (Prend ça pour toi, tu me le ressortiras.).


Et le tout dernier jour, je vais pleurer, elle aussi, car nous savons que nous allons nous quitter, et très peu se voir à présent.
Je me réoriente dans un autre département.

On pleure et on se manque déjà.

Et finalement, j'ai mes vendredis après midi de libre, et j'en profite pour venir la voir.
On va doucement nouer une belle relation.
Complice. Fusionnelle.

Un soir de novembre, après un weekend passé ensemble je lui enverrais un message où je lui explique que je l'aime plus qu'une amie, je crois.
Elle m'expliquera que ce n'est pas son cas.

Mais les mois qui suivront me démontrerons le contraire.

8 mois exactement.
On va se chercher, se disputer, se rendre jalouses, s'appeler à épuiser notre forfait (oui l'illimité à notre époque c'était que le weekend!)
Mais surtout s'aimer en secret.
Un travail de longue haleine.

Et un jour de juin, le 27, un baiser.
Le baiser.

Celui qui nous unit depuis bientôt 7 ans.





Et puis juin...


Première semaine de juin, nouveau J1.

J'y ai cru, jusqu'au bout. Et je n'étais pas la seule.
Ma poitrine, qui est déjà bien imposante, s'était imposée un peu plus.
Elle était très très douloureuse, tendue, et mes aréoles s'étaient considérablement agrandie.
Avant cela je ne pensais pas vraiment à l'objet du délit, mais moi qui n'ai jamais mal à la poitrine avant un nouveau cycle ou pendant l'ovulation, là je n'avais qu'à baisser les yeux, ou faire un geste vif pour voir/sentir ce possible signe qu'un petit bout de vie évoluais peut être en moi...


Premier contrôle à J8: 
Impossible de le louper, le kyste tant redouté apparait à l'écran.
Il est en forme de cœur, je ne peux m'empêcher d'y voir un signe, même si bien sûr j'aurais préféré voir un sac vitellin à la place!

Bref, J8 donc:
- Un kyste de 23 mm
- Des petits follicules à 9mm
- Un endomètre à 3mm...

Pour un J8 rien de bien choquant chez moi, mais ce kyste, il nous fait peur.
Notre gynéco n'a pas l'air inquiète, cela nous rassure un peu.

On continue Gonal 75ui le soir même, et on augmente à 100 à partir du lendemain, puis contrôle à J11.

J11:
- Un follicule à 11 à gauche
- Un follicule à 8 à droite
- Un endomètre à 4.5mm

ET, le kyste a disparu! 
La veille ça me tiraillait le ventre, peut être était ce lui qui partait, moi qui redoutait qu'il ne grossisse encore plus au contraire!

Verdict: On reste à 100ui de Gonal, et on contrôle à nouveau à J14 pour envisager la suite.

J14:
- 1 follicule à 16
- 1 follicule à 11
- Endomètre à 6mm

Bon, la question se pose, on ne peut partir que ce jour même, soit 5 jours plus tard...
On envisage de booster encore un peu et de bloquer l'ovulation. Mais dans 5 jours les spermatozoïdes rencontreront forcément un œuf en fin de vie, puisqu'on ne peut pas le bloquer indéfiniment.

Et si? Puisque le follicule est presque mature, on faisait une insémination le jour même, qu'on boostait Gonal à 150 unités, et qu'on déclenchait le lendemain soir?
Les spermatozoïdes sont des vaillants, ils vivent plusieurs jours, ils vont forcément rencontrer cette ovule!

On fait comme ça!

On patiente...