mercredi 27 mai 2015

"C'est fini"


"C'est fini."

Voilà ce que je me suis dis, en larmes, lorsqu'il y a quelques semaines, après une conversation sur l'oreiller, je ne sais même plus laquelle d'ailleurs, ta mère m' a dit que peut être nous devrions mettre notre projet en suspens.

Nous avions du monde à la maison, je ne pouvais pas hurler comme je l'aurais voulu.
Perdue, j'avais l'impression d'être dans un très mauvais cauchemar.
Et plus je me rendais compte que ce n'était pas le cas, plus cela faisait mal.

Je ne comprend pas.
Je pleure. Beaucoup. Et ta mère aussi.
Nous nous enlacerons, toujours aussi paumées l'une que l'autre.
Elle s'est endormie, mais moi je n'ai pas réussi. Ou si peu.
Je n'arrête pas de ressasser notre conversation et de penser à notre projet que l'on allait peut être repousser.

- Pourquoi?
- A quand? Cela fait déjà un an que nous sommes lancées dans cette aventure, nous savons désormais que cela ne nous serait peut être pas facile, et peut être long de la concrétiser, et elle veut encore attendre...

Je ne la comprend pas.

Le lendemain matin nous essayons de faire bonne figure, puis nous montons pour en parler.
Elle a peur. Peur qu'on arrive pas à gérer, peur que cela chamboule notre quotidien, notre relation si fusionnelle. 

Peur.

Ce n'est pas mon cas, ou du moins pas encore.
Mais je l'entend, je la comprend.

Elle aurait du me le dire plus tôt, cela fait un moment, apparemment, qu'elle la ressent.
Et moi je n'ai rien vu.
Effectivement je la trouvais détachée, quand je devais lui rappeler les dates de mes contrôles, lui répéter de regarder ses plannings (parfois 3 fois), de me faire penser à me piquer (j'oublie aussi!).
Mais j'avais mis ça sur son côté tête en l'air...

Elle me dit que ça va mieux, qu'elle avait juste besoin d'en parler, qu'elle a du mal à trouver cela concret.
Mais j'ai peur, je doute de son implication, de sa volonté à continuer, et c'est bien normal.
Je ne veux pas l'obliger. C'est un projet de couple, notre famille que l'on construit, et je ne veux pas qu'elle cède sous mes yeux embués.

Quelques jours de doutes sont passés, moi à la questionner sur son envie de poursuivre notre chemin vers notre famille, et elle de me rassurer sur ce souhait.

Récemment elle a fini de me convaincre en se projetant bien plus vite que moi sur notre éventuel prochain départ si cet essai ne se concrétisait pas, et de refuser, pour le moment, une invitation qui nous l'empêcherait.

En effet, on sait que les plannings sont un problème chez nous... Elle l'a bien compris.



En mai, fais un bébé, ou deux!


Début mai: voilà un nouveau cycle!

Avant de partir, nous vérifions le planning, c'est OK!

Au contrôle de J9 :
- Un follicule à 10 mm
- Un endomètre à 5, toujours en triple feuillet (est-ce bien nécessaire de continuer à le mentionner ?)

On continue Gonal à 75ui le soir même, on augmente à 100 à J10 et J11, et on recontrôle à J12.

J12:

On cherche, on cherche, sur l'écran rien ne se démarque vraiment, le plus grand fait 12mm...
Finalement, en voilà un bien caché, il est à 14! C'est déjà un peu plus rassurant!

Il y en a donc 2 susceptibles d' arriver à maturation!
L'endomètre lui est à 7, en voilà un qui pousse au moins!

On continue toujours Gonal à 100ui de J12 à J14 en avançant l'heure des injections, soit disant cela boosterait un peu plus les follicules, moi je suis pas gygy (échographe encore hein...), je m' exécute.

Notre gynéco continue à dire que mon corps n'en fait qu'à sa tête.
Que d'un mois à l'autre ça prend plus ou moins vite avec, pourtant, le même traitement, le même cobaye.
Au final, je préfère que cela se soit passé comme cela, au moins l'endomètre à le temps de pousser.


Déclenchement à J15 au matin. Insémination en fin de journée.
Je stoppe la Maca, que j'ai repris à J2, dont je ne connais pas assez les effets après l'ovulation, et l'Onagre, que je sais provoquer des contractions utérines, et est donc déconseillée lors de la phase lutéale lorsque l'on essaye de tomber enceinte.

Nous serons bien occupées pendant 2 jours, papy et mamie déménagent, ils se rapprochent de chez nous. Je vais donc porter des cartons, faire des efforts, c'est toi qui décide de t'installer, moi je vis ma vie. Ça à au moins le mérite de bien occuper mon esprit.

Maintenant nous attendons la suite, nous serons fixées dans la seconde semaine de ce beau mois de juin que j'affectionne tant.



mardi 5 mai 2015

Mais être deux femmes...



C'est quand même un gros avantage.

J'ai de la chance que ta mère veuille, un jour, elle aussi, porter un enfant.

Ce ne sera peut être pas aujourd'hui.
Ni même demain.

Mais un jour, nous t'aurons.

dimanche 3 mai 2015

Changer de ventre?


Non.


Ce serait tellement plus simple pourtant hein...
Ma moitié a des cycles de 28 jours. Elle est réglée comme du papier à musique.
(On est pourtant pas à l'abri d'un souci bien dissimulé, on est d'accord.)

Mais non.

Il est trop tôt.
Je ne peux pas baisser les bras. Pas encore.

Je suis jeune, je sais.
Pourquoi ne pas passer en seconde?
Parce ce que le problème sera toujours là.

Et que même si j'y pense parfois, il me faudra d'abord l'accepter et faire le deuil de tout ça.


Je veux un enfant certes.

Mais je veux aussi tout le package:

- Lui annoncer qu'on va être mamans.
- La grossesse (et te sentir bouger en moi).
- L'accouchement physio dont je rêve. (si possible..)
- Pouvoir lui offrir ce cadeau que l'on désire tant.
 - Te regarder et être si fière d'avoir créé ce miracle.
(C'est moi qui l'ai fait !!!!)
- T'allaiter.

J'en rêve depuis trop longtemps pour céder ma place.
Pas encore.
 
On a pas tout essayé.
C'est égoïste?
Peut être...

samedi 2 mai 2015

Cette autre dimension...



Infertilité.
Lorsque le mot a été posé, c'est donc une autre dimension qui s'ouvre à nous.


Finis les tests d'ovulation à bandelettes: 
- Les pipis dans un pot, à tremper ce petit bout de papier, en comptant jusqu'à 10 et en prenant bien soin de ne pas immerger la petite marque limite.
- Les yeux plissés pour déceler la plus petite coloration sur la bande.
- A les coller sur une feuille pour observer l'évolution de la coloration.

Finie la prise de température:
- Chaque matin, à la même heure, avant d'avoir posé le pied par terre.
- En vrai j'ai jamais réussi à la prendre correctement deux jours d'affilé...

Dire adieu aux espoirs d'une conception "naturelle" (autant qu'elle aurait pu l'être pour nous.)...

Mais aussi à la naïveté de tout couple se lançant dans la conception d'un enfant: 
Non ça n'a pas marché du premier coup. Oui ça risque de prendre du temps.


L'infertilité (telle que je la connais) c'est:

  • Des hormones à s'injecter en grande quantité.
  •  Du coup: des aiguilles, beaucoup (je ne suis heureusement pas phobique.)
  •  Des coups de téléphone (avoir le secrétariat du gynéco et le portable de celle-ci en numéros récurrents, c'est tout à fait normal!)
  • Un planning à organiser.
  • Des contrôles folliculaires (au moins) une fois par cycle.
  • Une sonde endovaginale dont on se passerait bien...
  • Un jargon à apprivoiser : Tout les J quelque chose..., follicules (ou fofos pour les intimes), endomètre (ou endo), triple feuillet (ou grain de café), stimulation (ou stim), hyperstim, Gonal, Ovitrelle, Orgalutran (et tant d'autres dont je n'ai encore pas eu à faire...) déclenchement, PDS, LH, Oestradiol, Progestérone, ovocytes, utérus rétro-versé.... (Oui j'ai appris ça aussi, mais rien de grave.)
  • Qui dit PDS, dit aussi apprendre à déchiffrer ses analyses le temps que le médecin nous rappelle.
  • Le regard désolé de ta pharmacienne quand tu viens commander ton traitement chaque mois.
  • C'est aussi savoir lire une échographie.
  • Donc pouvoir dire à sa gynéco: "il à l'air beau mon endomètre! Il fait combien?" ou "Il est presque mature ce follicule non?!" Et de t'entendre dire "Oui! Je ne sers plus qu'à manipuler la sonde en fait" en rigolant.


C'est surtout prendre son mal en patience.

Au bout de la patience, il y a le ciel... 
(Proverbe africain)
Et peut être bientôt, notre petite Étincelle...

(Crédit: PandoraLore-Stock)


Mars, puis avril...


Mars:

Nous gardons notre traitement de base, mais aussi, sur conseil de notre gynéco, nous faisons un contrôle plus tôt.
À J9, étant donné le départ de justesse du cycle précédent.

Contrôle à J9: 
  • Pleins de follicules à 7.
  • Endomètre à 3.
Pour des questions d'organisations, puisque visiblement ça va trainer en longueur, nous décidons de stopper la stim et de laisser passer ce cycle.

Cycle de 38 jours.

Avril:

J'ai décidé de prendre des compléments alimentaires. Pour ma forme, et celle de mon utérus.
  • La spiruline: C'est un super aliment, un concentré de nutriments: riche en bêta-carotène, en fer, en vitamine B12, en vitamine E (puissant antioxydant), en protéines, en minéraux et oligo-éléments ( calcium, phosphore, magnésium, zinc, cuivre). Elle contient aussi de la chlorophylle et de la phycocyanine, un pigment aux vertus antioxydantes. Bref ça ne peut faire que du bien!

  • La Maca (Gingseng péruvien): Vertues énergisantes et aphrodisiaques, il agirait aussi bien sur l' impuissance que sur la fertilité.
         J'ai commencé à en prendre (2 comprimés par jour) pendant la phase lutéale le cycle précédent,
         mais il semblerait que cela ait retardé mon J1 alors je stoppe ce traitement pour le moment.
         Coïncidence ou pas, le lendemain J1 est là.
  • L'huile d'onagre: Outre ses effets bénéfiques sur la peau, elle est aussi connue pour soulager le syndrome pré-menstruel mais surtout, chez les "essayeuses" pour améliorer et épaissir la glaire cervicale qui chez moi est quasi-inexistante... (glamoooour)


Ce cycle, nous avons encore un planning restreint, mais nous allons le tenter quand même.

Contrôle à J9:
  • 1 follicule mature à 19!!
  • Endomètre à 6.5 mais en triple feuillet.
Notre médecin n'en croit pas ses yeux.
Évidement au niveau du planning un départ à J14 aurait été souhaitable et nous n'avons pas le choix que de passer ce cycle à nouveau.

Je dois faire une PDS le jour même.
En effet, au vu de sa maturité si tôt dans le cycle, le docteur aimerait étudier cette ovulation pour savoir si elle est de belle qualité, ou s'il s'agit d'un kyste en train de se former ...

1 heure plus tard je suis au labo:
  • LH: 25.5 ui/L
  • Œstradiol: 209 pg/mL
  • Progestérone: 1.60 ng/mL
Gygy me rappelle. C'est une très belle ovulation. Elle est enthousiaste, moi aussi. Il n'y a pas de kyste, c'est un problème en moins à s'occuper.

Et j'étais donc bel et bien déjà en train d'ovuler lors de mon contrôle... Pas de regrets donc, nous n'aurions rien pu tenter, même avec ce problème de planning.

Après un petit récapitulatif, nous observons que:
  1. notre planning est capricieux, mais nous faisons tout ce qu'il est possible pour arranger ce point.
  2. Mon corps aussi est capricieux. Quand ça ne fonctionne pas, ça marche trop bien...
  3. Qu'il y a de l'espoir mais qu'il va falloir s'adapter tout les mois...

La suite?

On attend le prochain cycle d'ici 10 jours.
Et un petit nouveau nous a été prescrit, il s'agit de l'Orgalutran, qui sera utilisé pour prévenir le pic prématuré de LH. Il s'agira donc, pour une ovulation imminente, de la mettre en pause quelques jours pour coller un peu plus à notre planning... Laquelle pourra être déclenchée grâce à l'Ovitrelle.

Wait & see...

L'avantage du déréglement hormonal...


C'est qu'on repart plus vite!!

Mi-février: J1: Comme d'habitude je préviens le secrétariat de notre gynéco pour fixer mon contrôle.
Je recommencerais à me piquer à 75ui à partir de J4, on augmentera à 100ui à J9. Et toujours le contrôle à J12.

Le planning nous pose encore problème mais pour ma santé mentale il faut que l'on tente quelque chose ce mois-ci alors on s'organise au mieux.

J12:
  • 1 follicule mature à 18!!
  • Endomètre à 7, mais en triple feuillet!
 Gygy est extatique: "c'est parfait! C'est parfait!"

Problème: Question organisation on ne peut tenter ce cycle que 3 jours plus tard...
Elle a peur que je n'ovule spontanément entre temps, et nous donne un planning de choc:

  • PDS Œstradiol + LH + Progestérone le surlendemain matin à la 1ère heure.
  • Déclenchement Ovitrelle immédiatement après.
  • Le labo a été sommé de faire les analyses en priorité et de me les communiquer dès que possible.
  • Gygy m'a donné son numéro de portable pour que je puisse la prévenir au plus vite.
On attend.
Ce cycle-ci j'ai ressenti les hormones "en trop" pour ne pas ovuler trop tôt. Ça tire, si bien que je ne trouve pas le sommeil deux soirs de suite. Tiens le coup petit ovocyte, bientôt tu seras liiiibre!

Les résultats sont là:
  • LH: 9.4 ui/L
  • Œstradiol: 337 pg/mL
  • Progestérone: 1.20 ng/mL
Pour notre médecin c'est OK on peut y aller, même si la progestérone est un peu plus haute que ce qu'elle aurait voulu. Ça se tente!

Départ le lendemain!
Enfin nous avons une chance. Un vraie. La toute première.
Car soyons réalistes, les trois premières sans stimulations avaient très peu de chances d'aboutir.



10 jours plus tard, c'est négatif...



2015


Nous ne repartirons qu'en février...

Cela fait déjà 6 mois que je n'ai eu aucune chance d'être enceinte, entre le dérèglement hormonal, les rendez vous chez la gynéco,  les aléas de la vie...

Fin janvier: J1

J11: Premier contrôle:
  • 1 follicule à 10
  • 2 follicules à 8
On augmente le traitement à 100ui.

J14: Second contrôle:
  • 1 follicule à 11.5
  • Endomètre à 3mm (ridicule...)
Ça ne prend pas. Notre médecin nous conseille d'arrêter là, pour elle ça annonce un nouveau dérèglement hormonal.

8 jours plus tard, elle avait raison.
Dérèglement hormonal, cycle de 22 jours.

 Whyyyy !?


Les hormones tu dis?


Plus tôt, j'avais dis que je ne connaissais pas les effets secondaires des traitements que je prend, ou alors ils sont tellement légers qu'ils ne me gênent pas.



Il y en a un.

Il n'est pas récurrent.
Mais quand il survient, ça fait mal.

A me shooter aux hormones de synthèses, je savais que cela allait chambouler pleins de choses en moi.
Surtout mes cycles en fait. 
Mais il y a quelque chose que je n'avais pourtant pas prévu:
LA CHUTE D'HORMONES !!
 (dat bitch!)

Chez moi elle précède toujours J1.
Sans crier gare je me sens morose, à fleur de peau, j'ai des pensées noires.

Gare à toi qui vient me faire chier.
En vrai je ne serais pas agressive.
Je vais juste te chialer à la tronche.

 Voilà.

Un jour. Ou deux. Voir trois (mon record perso...).
Ça coule. Sans interruption.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles:

  • Il vaut mieux que je sois exemptée de comédies romantiques, dramatiques, de tout films en fait... (Je suis tout de même connue pour avoir pleuré à la fin du film Le diable s'habille en Prada...) 
  • Les informations aussi, ça va de soi.
  • Éviter les sujets qui fâchent.
  • Arrêter de penser aussi.
  • Se ravitailler en mouchoirs.
  • Manger gras est également recommandé (si si...!!)

Bref je m'arrête un peu de vivre.

Point positif: Je peux me baigner dans mes larmes.


Un bébé de Noël?


Le cycle suivant à J12:

  • 2 follicules à 10.
  • 1 follicule à 11.
  • Endomètre fin.
On continue Gonal F à 75ui pendant deux jours, puis on augmente le traitement à 100 unités et on contrôle à J15.
Il ne faudrait pas qu'il y en ai trois matures.

J15:

Deux follicules:
  • 1 de 16.5mm.
  • 1 de 16.
  • Bel endomètre.
On continue à 100 unités le soir même, puis 50ui le lendemain, déclenchement Ovitrelle le matin suivant pour les laisser pousser le plus possible, et insémination à la suite.

DEUX follicules!!
Chérie est stressée: "Ça veut dire qu'il y a un risque qu'on ai des jumeaux?"

Oui!
On en avait déjà parlé mais là elle réalise doucement qu'il soit possible qu'il y en ai deux. 
Moi je suis heureuse, ça veut dire que l'on a deux fois plus de chances que ça marche, mais nous sommes deux dans cette aventure! Alors je lui demande:

"On part quand même?"
"Oui!"

Malheureusement le destin en décidera autrement, c'est un accident de voiture qui nous empêchera de saisir cette chance...




1er contrôle.


J12. 1er contrôle.

1 follicule mature à 18, un autre à 13.
Un endomètre à 8 en triple feuillet.

Toutes les conditions physiologiques sont réunies.
Malheureusement le planning n'est pas avec nous et nous ne pourrons pas saisir cette chance...
Comme tant d'autres fois...


Petit lexique de reproduction:

* Follicule: sac dans lequel l'ovocyte est stocké jusqu'à sa maturation et sa libération.
* Endomètre: muqueuse interne de l'utérus. Cette paroi interne sert à accueillir un œuf fécondé pour qu'il y effectue sa croissance. S'il n'y a pas de fécondation, l'endomètre se nécrose. C'est cette nécrose qui cause les écoulements sanguins des menstruations.
* Triple feuillet (ou grain de café): Ou encore endomètre pluristratifié dit aussi en "triple ligne". C'est l'aspect échographique logiquement le plus favorable ou " l'endomètre adéquat " pour permettre à la cellule de se nidifier.

1ère piqure.

Nous attaquons dès le prochain cycle.

Voilà J1.
D'ailleurs, c'est fou, on est jamais aussi pressée de le voir arriver que quand on décide de faire un bébé.

Je dois me piquer à partir de J4, une dose de 75 unités tout les soirs jusqu'au contrôle fixé à J11 - J12.
La gynéco a eu beau nous l'expliquer, la première fois c'est le stress. 
D'un produit aussi cher nous n'avons aucune envie de perdre une goutte.
C'est pourtant ce que l'on fera... 

 
 28 euros de perdu!

Mauvaise manip' de ma part, mon erreur: je déteste lire les notices...

La seconde est plantée dans le gras sans encombres.
Ca chauffe, sans plus.

Je n'aurais que très peu d'effets secondaires avec ce traitement, ou alors passagers.

Ce sera...

Gonal F et déclenchement à l' Ovitrelle.

  • Le Gonal F

Dans quel cas le médicament GONAL-F est-il prescrit ?

Ce médicament contient une hormone qui stimule les organes de la reproduction: la follitropine alpha qui appartient à la classe des médicaments appelés gonadotrophines. Il s'agit d'une version synthétique de l'hormone folliculostimulante (HFS) humaine sécrétée naturellement par l'hypophyse, elle aide le développement des œufs dans les ovaires. La follitropine alpha est utilisée comme fécondostimulant par les femmes dont les problèmes d'ovulation les ont empêchées de concevoir.
La follitropine alpha agit en stimulant la croissance des œufs dans les ovaires. Il facilite l'ovulation et favorise le développement des follicules contenant les ovules.
Il est utilisé chez la femme dans le traitement de la stérilité, seul, ou en complément des techniques de procréation assistée.
Il est également utilisé chez l'homme dans le traitement des troubles de la fertilité dus à un déficit hormonal.

  • L'ovitrelle:

Dans quel cas le médicament OVITRELLE est-il prescrit ?

Ce médicament contient une hormone qui stimule les organes de la reproduction: la choriogonadotropine alfa, très proche de la choriogonadotropine naturellement présente dans le corps humain, bien que fabriquée en laboratoire selon des techniques de l’ADN recombinant. Il appartient à la famille des hormones appelées gonadotrophines qui sont impliquées dans le contrôle naturel de la reproduction. Il facilite l'ovulation et favorise le développement des follicules contenant les ovules.
Il est utilisé chez la femme dans le traitement de la stérilité, seul, ou en complément des techniques de procréation assistée.

Octobre 2014

Nous avons rendez vous chez notre gynécologue.

Elle est spécialisée en PMA.
(Procréation Médicalement Assistée.)

Et heureusement.

"Vous dysovulez".

Mais encore ?!

En gros, j'ovule, mais pas à tout les cycles, et quand cela est le cas ce n'est pas d'une belle ovulation qui pourra nous offrir un bébé.

Elle reprend:
"Et il semblerait que votre cycle de 20 jours soit un petit dérèglement hormonal"

 Tiens donc! Comme si ça ne suffisait pas! 

J'ai toujours eu un doute sur ma capacité à procréer, et bizarrement j' ai toujours su que j'aurais besoin d'un coup de pouce.
Peut être parce que ma maman a eu besoin d'aide pour m'avoir?
Parce qu'il y a deux ans en arrière, lors d'un contrôle de routine chez mon gynéco précédent, on a pu observer que je n'ovulais pas à cause de mon poids trop important?

Je pensais que perdre 40 kilos réglerait le problème. C'est le cas, en partie. J'ovule, mais dans l'anarchie la plus totale.

Elle me prescrit une stimulation.
Moi qui préfère me passer de médication quand je le peux, là je n'ai pas trop le choix.
  
Sur l'accord préalable à adresser à la CPAM notre médecin note "Infertilité".

Nous rentrons dans une autre dimension.




Août 2014.


28 ème jour du cycle, le lendemain de notre 3ème essai, voilà un nouveau J1.
(J1: premier jour d'un nouveau cycle)

Il y a quelque chose qui cloche, j'ai ovulé hier!

Ou bien on s'est trompé et me voilà avec un cycle normal ?!



Dans le doute, nous décidons de passer un cycle. Qui durera 20 jours...




Des cycles naturels...

Qui durent 40 jours...








vendredi 1 mai 2015

02 février 2014.


Jusque là nous nous sommes tues. Ta petite étincelle trahissant nos désirs profonds.

Nous venons de passer le week end chez ta mamie pour fêter l'anniversaire de tata.
Elle vient d'avoir 19 ans, ce n'est plus ma petite sœur. 
Elle grandit elle aussi et ça me frappe juste là.

Nous en profitons pour récupérer un canapé.
Et nous voilà à rentrer chez nous à 400km de là.
Le coffre de notre petite citadine ouvert, le plafonnier clignotant pour nous l'indiquer. 
Il fait 4°c dans la voiture, nous sommes très mal installées, et il est tard.

Mais tout à coup le temps se suspend.
Plus rien n'a d'importance et j'ai chaud.
Puis froid.
Et à nouveau très chaud.

Like Katy Perry said.

"Je ne rigolais pas, je veux qu'on l'ai ce bébé. Dès que possible."

Je pensais que les larmes me monteraient en entendant ces mots.
Mais il ne se passe rien de cela.
J'ai la tête qui cogne, le cœur qui s'est accéléré et la gorge serrée mais un sourire béat sur mon visage.

Dans nos yeux ton étincelle est plus flamboyante qu'elle ne l'a jamais été.
Tu éclaireras notre route de cette lumière si vive.
Et nous passerons le reste de la nuit à ne parler que de toi, de la famille que l'on va construire.

Puis...

Cela fait quelques semaines que ta mère me parle de toi.
Plus souvent. Beaucoup plus.
Par bribes. Quotidiennes.

On rigole et soudain je la vois, toi, ma petite étincelle.
Tu brilles dans ses yeux.

Et je n'ose plus trop lui parler de toi.
J'ai la trouille qu'elle ne prenne peur de ce projet fou.
C'est si fragile.

Mais elle continue.
Et c'est moi qui prend peur.
Peur des faux espoirs, de l'attente, d'avoir mal un peu plus.
Jusque là c'était tolérable.
Mais je ne supporterais pas qu'elle revienne sur sa décision.

J'ai besoin qu'elle soit prête.
Et je la supplie d'arrêter de parler de toi tant que ce ne sera pas le cas.

Tu es dans ses yeux. Et tu n'en partira plus. Jamais.


Novembre 2013

Nous déménageons.


 
"Pivote! Pivote! Pivooote!"
Nous, quand on s'est tapé tout les meubles à descendre dans nos escaliers tout étriqués SURTOUT le frigo et le lit.

Je change d'activité, et la campagne nous manque.


Nous voilà locataires d'une petite maison.
Elle est parfaite.
(Ça c'est ce que je croyais...)
En même temps ce n'est pas compliqué de faire mieux que notre petit deux pièces mal isolé sous les toits.

 L'étanchéité du toit dans notre 1er appart'.

Il y a deux chambres.

Mais je vais garder des enfants. Elle ne sera pas encore pour toi...


Ton commencement.

Ton premier cousin est né il y a bientôt cinq ans.
Comme un déclic, instantanément, j'ai senti en moi ce ventre vide. Ces bras inoccupés. Ce cœur soudain bien trop grand pour que seule ta mère puisse le remplir. (Même si elle en prend de la place!)

Ces sentiments ne m'ont plus jamais quitté depuis.

Mais la vie est compliquée. Tu le sauras bien assez tôt...
Nous n'avions même pas un chez nous, et nos études n'étaient pas encore achevées.

Il y a des étapes à passer.

S'installer. Deux ans plus tard.
Travailler. Un peu quand même.

Mais tu te fais plus présente. Petite étincelle dans mes yeux.

On parle de toi, parfois.
Pas souvent. Je sens que ce n'est pas encore le moment.
Alors je te garde, pour moi.

Juin 2012... Mon grand frère devient papa...

Un an passe et la famille s'agrandit. Ce sont 3 enfants qui arrivent en très peu de temps.
Sentiments mélangés. Du bonheur avant tout, puis de le tristesse mêlée d'impatience.

Cette année là, physiquement, je me suis aussi préparée à te recevoir.
Et quelques mois plus tard...


Tu n'es pas encore là.

Mais tu vis déjà en nous.
Bien plus qu'une simple grossesse de 9 mois, nous te portons déjà.
Dans nos cœurs, dans nos espoirs, dans nos rêves.

Nous savons déjà comment nous aimerions t'appeler et cela que tu sois un petit garçon ou une petite fille. 
Ça n'a jamais changé, mais qui sait, nous attendons de te voir pour vrai pour savoir si ton prénom te correspond.

Nous savons déjà comment nous souhaitons t'élever.
Nous n'avons qu'un souhait: te permettre d'être toi dans toute ta singularité.

Nous en parlons beaucoup. Ta mère pourra t'en parler, de nos apprentissages du quotidien, de nos conversations sur l'oreiller, ou de nos longs trajets en voiture ou la seule musique que l'on entend sont nos voix, qui ne parlent que de toi.

Tu es déjà là.