mercredi 27 mai 2015

"C'est fini"


"C'est fini."

Voilà ce que je me suis dis, en larmes, lorsqu'il y a quelques semaines, après une conversation sur l'oreiller, je ne sais même plus laquelle d'ailleurs, ta mère m' a dit que peut être nous devrions mettre notre projet en suspens.

Nous avions du monde à la maison, je ne pouvais pas hurler comme je l'aurais voulu.
Perdue, j'avais l'impression d'être dans un très mauvais cauchemar.
Et plus je me rendais compte que ce n'était pas le cas, plus cela faisait mal.

Je ne comprend pas.
Je pleure. Beaucoup. Et ta mère aussi.
Nous nous enlacerons, toujours aussi paumées l'une que l'autre.
Elle s'est endormie, mais moi je n'ai pas réussi. Ou si peu.
Je n'arrête pas de ressasser notre conversation et de penser à notre projet que l'on allait peut être repousser.

- Pourquoi?
- A quand? Cela fait déjà un an que nous sommes lancées dans cette aventure, nous savons désormais que cela ne nous serait peut être pas facile, et peut être long de la concrétiser, et elle veut encore attendre...

Je ne la comprend pas.

Le lendemain matin nous essayons de faire bonne figure, puis nous montons pour en parler.
Elle a peur. Peur qu'on arrive pas à gérer, peur que cela chamboule notre quotidien, notre relation si fusionnelle. 

Peur.

Ce n'est pas mon cas, ou du moins pas encore.
Mais je l'entend, je la comprend.

Elle aurait du me le dire plus tôt, cela fait un moment, apparemment, qu'elle la ressent.
Et moi je n'ai rien vu.
Effectivement je la trouvais détachée, quand je devais lui rappeler les dates de mes contrôles, lui répéter de regarder ses plannings (parfois 3 fois), de me faire penser à me piquer (j'oublie aussi!).
Mais j'avais mis ça sur son côté tête en l'air...

Elle me dit que ça va mieux, qu'elle avait juste besoin d'en parler, qu'elle a du mal à trouver cela concret.
Mais j'ai peur, je doute de son implication, de sa volonté à continuer, et c'est bien normal.
Je ne veux pas l'obliger. C'est un projet de couple, notre famille que l'on construit, et je ne veux pas qu'elle cède sous mes yeux embués.

Quelques jours de doutes sont passés, moi à la questionner sur son envie de poursuivre notre chemin vers notre famille, et elle de me rassurer sur ce souhait.

Récemment elle a fini de me convaincre en se projetant bien plus vite que moi sur notre éventuel prochain départ si cet essai ne se concrétisait pas, et de refuser, pour le moment, une invitation qui nous l'empêcherait.

En effet, on sait que les plannings sont un problème chez nous... Elle l'a bien compris.



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