mercredi 26 août 2015




Je ne sais pas ce qui est le pire...
Les 14 jours d'attente jusqu'au test de grossesse?
Ou les 28 jusqu'à la prochaine opportunité quand on annule, saute, perd un cycle?
Les deux?

On va dire que dans le premier cas il y a tellement en jeu, tellement de signes (qui n'en sont pas) de up & down, de quoi vous faire perdre la tête en comptant les jours, en devinant ce qui peut bien se passer à l'intérieur, à ne pas savoir comment on va réagir à un énième négatif, ou à un positif.

Et si c'est positif? 
L'attente ne sera pas terminée... Les prises de sangs, la première écho, le premier trimestre, la seconde écho... 
Toutes ces étapes... Encore.
Toutes ces angoisses... Encore.
Toutes ces émotions... Encore.

Et dans le second, deux fois plus d'attente. De la déception, du désespoir, de la résignation, de l'acceptation, de l'espoir, de l'appréhension.

Les mêmes gestes. Encore...
Les mêmes rendez vous. Encore...
Le même espoir. Encore...

Et ainsi de suite.
On a pas fini de patienter.


mardi 25 août 2015

Personne ne te connait mieux que toi...


Je suis bien sympa à parler d'intuition et tout le blabla, mais si je ne l'écoute pas alors ça sert à quoi?
Veille de mon contrôle folliculaire, je dis à chérie que mon corps me fait visiblement comprendre qu'il ne faudrait pas tarder à y aller, le jour même, le lendemain peut être? On décide d'attendre l'écho...

J13: Endomètre à 7mm
OD: 16-12-11-10
OG: Pas de mesures.

On restimule à 100 le soir même, idem le lendemain et on se voit à J15.
Je précise à la gynéco que la veille, à J12 donc, j'ai eu de la glaire cervicale comme jamais.
Elle réfléchit... "Faites une PDS demain matin et j'aviserai en fonction."

J14: Une piqure plus tard...
 LH: 3.1
Oestradiol: 579
Progestérone: 5.30

J'explose mes derniers contrôles là...
Je communique à gygy, j'ai rdv à 13h.

Pourquoi faire je ne sais pas, puisque dès que j'arrive elle me dit que visiblement j'ai déjà ovulé.
On fait tout de même une écho: il y a ce qui ressemble à deux gros follicules, l'endomètre est bien filandreux, merci la progestérone, on est pas plus avancées.

Un espoir peut être: je n'ai pas relevé si la valeur est en nmol ou en ng, si c'est le premier c'est bien, si c'est le second c'est mort.

C'est le second.

vendredi 21 août 2015

Août...

Le cycle précédent a duré 42 jours...

J4 reprise des injections.
J7 hystérosalpingographie.
J9 prélèvement vaginal ET écho de contrôle folliculaire.

En 3 jours j'ai montré ma poupinette à 4 personnes déjà. A croire que j'adore ça.

J9 donc, le prélèvement s'est bien passé, si on met de côté le médecin froid comme un congélateur, la pose du spéculum qui est toujours désagréable, et moi qui me fait engueuler parce que je prend de l'amoxycilline en préventif suite à l'hystéro, et que ça peut fausser les résultats.
Mais je ne peux pas savoir si on ne me dit rien...

Le soir j'ai rendez-vous avec ma gynécologue, débordée, on passera avec une heure de retard.
Elle lit le compte rendu de l'hystéro et nous explique qu'il se peut qu'avec la douleur ma trompe a pu provoquer des spasmes qui ont empêché le produit de bien circuler.
Ou alors qu'elle soit belle et bien bouchée, et dans tout les cas on attaquera au prochain cycle, s'il y a, avec une dose de stimulation plus importante pour pouvoir produire des follicules sur les deux ovaires et se permettre de ne pas sauter un cycle une fois sur deux (40 jours c'est assez long, MERCI!).

Je vais finir par faire des quadruplés moi à ce train là...

A l'écho il y a:
 - Un joli kyste. Ça y est je suis abonnée je crois. Je pense qu'il s'agit quand même du même que le cycle précédent, mais plus gros.

 - Un follicule à 11mm.

 - Un endomètre à 6!

Je crois que c'est un de mes plus gros endomètres avec un follicule de cette taille, le kyste produisant peut être aussi des hormones aidant dans ce sens.
Ca va lui laisser le temps de pousser encore un peu, j'en suis heureuse.

On augmente le dosage à 100ui, et on se revoit à J13...

mercredi 19 août 2015

L'hystérosalpingographie.


Cet examen au nom compliqué, que je sais aujourd'hui dire sans difficulté.
J'en ai lu des choses, j'en ai entendu des récits (j'espère vraiment ne pas vomir tout le long de l'examen! ;) ), je préfère savoir.

La veille, n'ayant toujours pas reçu ma convocation, je me demande si je n'ai pas des fournitures à ramener pour l'examen.
Si.
Le produit d'injection.
Mais j'ai aussi un traitement à prendre et une PDS BHCG à faire.

24 heures avant l'examen me voila à appeler le centre de radiologie pour qu'ils me communiquent les instructions.
Je file effectuer ma PDS:
"Vous avez déjà fais un test en pharmacie?"
"Euh bah c'est le protocole pour effectuer un examen de fertilité en fait..."
"Ah"
Puis chercher mes médicaments que je dois commencer dès le soir même.

Le jour J, j'ai mal dormi.

Je suis stressée.
De plus ma mutuelle joue avec mes nerfs, je n'ai aucune preuve d'être assurée, mais c'est réglé.

Je récupère mon résultat de PDS, négative bien sûr.
Et on file au centre de radio.

Chérie est heureusement en repos et je suis rassurée par sa présence.
A peine arrivée c'est déjà mon tour. 

L'assistante du radiologue est très sympathique, elle me demande si je sais comment ça va se passer.
Je dis que non, j'ai besoin de réentendre ce qu'on va faire.
Elle m'explique cela très bien.
Je lui demande si cela va être douloureux:
"Comme des douleurs de règles, plus soutenues"
Me voilà prévenue. 
Moi qui ne souffre quasiment pas pour mes règles, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre du coup.

"Ca fait combien de temps que vous essayez?"
1. An. Et. Demi.

"Et votre conjoint vous savez s'il a un problème?"
Vu ce qu'on s'apprête à me faire, et comme je n'ai pas encore vu la tête du radiologue qui va pratiquer l'examen je préfère mentir en disant que de ce côté tout va bien.
Puis je sais que de ce côté je n'ai pas à m'inquiéter.

On est pas à l'abri, encore de nos jours, de tomber sur un médecin homophobe qui pour te faire comprendre que tu vis dans le pêché, va te faire passer un sale quart d'heure.

J'aurais préféré que cela dure un quart d'heure.
Contre toute attente, le radiologue à l'air très sympathique, il a un air jovial et gêné, sûrement pas plus que moi mais ça me fais chaud au cœur de sentir qu'il respecte quelque part ma position magnifiquement gynécologique sur cette longue table dure et froide. Il me sourit et ça me réconforte.
La pose du spéculum est très désagréable, ça brûle.
Je me prend à penser que je ne veux déjà plus d'accouchement sans péridurale, puis je me dis que quand ça vient de l'intérieur c'est sûrement plus physiologiquement acceptable pour le corps, puis on sait ce qu'on a à la fin...

Mon calvaire commence, il n'arrive pas à passer le col.
Il réessayera maintes fois, introduisant la sonde, puis la sortant ainsi de suite, je ne compte plus, je souffle, les yeux fermés. J'essaye de me détendre quand même pour faciliter l'introduction. Mais ce sont comme des petites aiguilles qui cherchant leur chemin se heurteraient aux parois...
Il s'excusera plusieurs fois. On change de sonde, une plus fine apparemment.
Il n'arrête pas d'appuyer sur mon bas ventre, comme pour orienter un peu mon utérus capricieux.
Pas ma faute si j'ai un utérus rétroversé.

Ça fini par rentrer, je râle, je m'excuse, il me rassure en comprenant que c'est certainement plus gérable pour moi en nommant mes ressentis.

Un si petit flacon de produit ne peut pas faire aussi mal que ça?
Et pourtant.
Il injecte le produit, et j'ai si mal, c'est donc ça de vraies douleurs de règles?
Moi qui ne ressens simplement que de l'inconfort dans les reins habituellement, là je ressens tout dans le bas ventre.
Heureusement c'est instantané, 10 secondes après ce n'est plus aussi douloureux.
Mais il l'injecte en plusieurs fois, 5 ou 6. 

Sur le dos c'est insupportable.
Sur les côtés je ne ressens rien. Je veux mon accouchement physiologique c'est sûr.
La trompe gauche ne s'opacifie pas. Je me grommelle à moi même que ça fait chier, j'ovule toujours superbement à gauche! 
On réessaye. Non ça ne marche pas.

C'est fini.
  
On me laisse récupérer 5 minutes sur la table.
Puis je passe aux toilettes, tout le long j'avais l'impression d'avoir envie d'uriner, juste une impression.
Mais ça coule, je saigne. J'ai prévu le matos.
Je me rhabille, j'entend le compte rendu dicté dans la pièce d'à côté.

"La trompe gauche est non opacifié bla bla bla..."

Le médecin viendra me le confirmer deux minutes plus tard.
Il a un air désolé, je le remercie d'avoir été si prévenant, et je m'en vais.

Elle n'a pas bougé et m'attend assise sur son coussin, j'esquisse un sourire forcé, heureuse de la retrouver mais les larmes me montent aux yeux. Elle me prend dans ses bras, et ça va tout de suite mieux.
Je lui raconte et lui donne le verdict. Elle est déçue. Je ne fais rien comme tout le monde, je sais.
C'est à moi de la rassurer, j'ai déjà entendu de belles histoires de bébés nés malgré une trompe bouchée et par ce même chemin en plus.

Au moins on le sait. Ça ne nous empêchera pas d'essayer.
RDV deux jours plus tard avec la gynéco pour voir la suite du programme.

lundi 10 août 2015



En pleine conscience, je suis.

Je vis d'une façon qui me correspond, avec le soutien infaillible de ma meilleure moitié.
Chaque jour qui passe je deviens la personne que je veux être.
Quelqu'un qui me ressemble, au fond.
Cela passe par des choix de vie, de pensées.
Rarement en accord avec la pensée collective, mais tant mieux.

Récemment j'ai pris conscience d'être une personne hypersensible.
Là où l'on pourrait déceler une faiblesse, j'en fais une force.
C'est un don. Un don à plusieurs facettes.
Dont un: l'intuition.

Grâce à cela je sais faire des choix en accord avec ma pensée, je sais m'orienter vers les personnes qui ne me prendront pas toute mon énergie, et quand bien même cela est le cas (car parfois nous n'avons pas le choix...) je sais aller récupérer de l'énergie positive ailleurs.

Tout récemment, j'ai pris conscience que ce n'est pas moi qui décidais.
J'avais beau tout essayer, les traitements, les examens, les essais, ce n'étaient que de belles opportunités.
Nous ne sommes pas deux dans cette aventure. Nous sommes trois, voire plus que cela parfois.

Je ne sais pas si tu existes déjà et que tu attend le bon moment, où si tu cherches encore ton chemin, mais je sais qu'un jour on se rencontrera.
Et que ce sera toi qui l'aura initié.
A travers moi, ou à nos côtés, par quelques autres façons que ce soit.


Je suis persuadée que l'on choisit ses parents, bien avant sa naissance, et que nos épreuves de vie modèlent les personnes que nous serons, ainsi nous serons ceux dont ils auront besoin pour accomplir leur destinée sur Terre, à condition d'en être conscients.

Mon enfance, bercée de violence éducative ordinaire transmise d’héritage en héritage, et cette attente, mon couple, mon entourage,  font de moi qui je suis, et je suis née pour casser un cycle, je le sais. Je suis née pour apporter le changement, le transmettre aussi. Comme nous tous.



Tu es déjà quelqu'un de particulier.
 Et je t'attend. Sans appréhensions.
 Je sais que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.
Nous peut être même plus de Toi que l'inverse...


"Ce que vous appelez intuition, c'est votre âme qui vous parle, alors faites lui confiance."





Tout le monde sait qu'on veut des enfants.
On en parle parfois.


Y a des questions correctes:
- Combien on en veut?
- Des garçons? Des filles?
- Une idée des prénoms?

 D'autres moins:
- "Vous allez le trouver où le sperme?" (littéralement)
- "Vous allez coucher?"

De la condescendance:
- "Faites pas comme ci ou comme ça les filles hein!"


Mais leur dire qu'on essaye, non.
C'est pas l'envie qui manque, parfois. 
J'aimerais bien pouvoir dire à ma mère ou à ma sœur qu'hier j'ai eu un énième rdv chez le gynéco, que c'est négatif & que j'en ai marre, que je vais passer un examen barbare et que j'ai peur. 
Qu'on essaye depuis un moment déjà d'être mamans...

J'ai bien envie d' hurler à la personne qui nous dit qu'elle ne nous sent pas prêtes à être maman, que c'est douloureux pour mon petit cœur d'infertile!
Mais non, je me tais, le regard dans le vague je m'envole dans mes pensées pour retrouver notre famille comme je l'ai si souvent imaginée.

Quand ils sont tous là à parler de leurs enfants, des possibles à venir et que les nôtres ne sont mentionnés à aucun moments...
Comme si nous n'avions pas le droit de faire partie de ce club pas si select...

C'est peut être aussi ma faute...
Si peureuse à l'idée que l'on ne découvre notre secret je répond:
"On verra le moment venu"
Quand on nous demande quand on voudra des enfants.

Paradoxal n'est ce pas?
Tout moi.

On en parle pas, donc.
 Et c'est bien.
J'avais peur que ça traine en longueur, qu'on nous demande sans cesse quand on allait essayer, comment, quand nous aurions la réponse...

Ça traine en longueur.
On a pas de bébé.

J'avais pas envie, qu'on nous dise tout les mois que "ça marchera la prochaine fois", qu'il faut que "j' arrête d'y penser" parce que c'est moi qui bloque le processus, que, désolés pour nous, on essaye de nous réconforter, qu'on sache pas quoi nous dire, qu'on finisse par réconforter les personnes qui nous réconfortent...

J'avais pas envie, de plus savoir quoi dire...

Je veux juste pleurer dans mon coin.
Penser à de meilleurs lendemains.
Hiberner dans mon lit.
Jusqu'à pouvoir repartir. 

Je pense au jour où enfin nous t'attendrons.
Où tu seras là.
Leur diras t-on?
Combien nous t'avons attendu?
Par quels obstacles nous sommes passées?

Pourras t on relâcher les vannes et pleurer de soulagement, si personne ne comprend?

Il parait qu'on oublie vite tant de temps à passer à attendre.
Ça me semble improbable.






lundi 3 août 2015

Celle qui...

Consultais un ostéopathe.

Naturopathe.
Magnétiseur.
Acupuncteur.

Rien que ça. 
Ostéo' multifonctions quoi.


Bref, on s'est enfin décidées à consulter.
Elle pour ses problèmes de dos, 
moi pour mon eczéma et mon problème de fertilité.

On ne va parler que de moi là (moment narcissique ON).
Et de conception bien sûr.

Après un rituel de positionnement, censé aligner mon corps visiblement, il arrive à voir que j'ai "un problème à droite", il me parle de sternum surélevé, moi je ne le suis déjà plus, je ne vois pas le rapport.
Apparemment c'est lié. Soit.. 

En rentrant chez moi ça me sautera aux yeux: un problème à droite, comme dans: j'ovule toujours mal ou tard à droite?!
Doué! (Promis je ne lui ai pas soufflé d'indices pourtant!)

Il me plante des aiguilles d'acupuncture dans l'oreille droite, sur les points du système reproducteur.
Ca dure à peine 5 minutes, je me rhabille et il me donne ses instructions:

- Un comprimé de Vit E (tiens tiens) tout les jours.
- Tester mon Ph, s'il n'est pas neutre prendre du citrate de bétaïne par mesure de Ph en moins (je suis à 6, ça va!)
- Cure de zinc: 1 ampoule tout les 2 jours pendant 15 jours.


On se revoit 15 jours plus tard.

Des petites aiguilles dans mon oreille, 2 grosses (10 cm!!) dans mon nez!!
On continue le même protocole, on se revoit début septembre si grossesse il n'y a pas.