samedi 14 novembre 2015



Cette année 2015 n'aura pas été de tout repos.
Pour nous dans notre parcours bien sûr, mais surtout pour notre pays.

Elle a commencé sous les balles, par un attentat un 7 janvier.
Des jeunes, paumés, ralliés, entrainés pour tuer la liberté d’expression, droit inébranlable de notre pays.
De petits pions, faibles, sur un grand échiquier, manipulateur.

Hier soir, 13 novembre 2015, alors que nous changeons de chaine, un flash d'info spécial commence.
Plusieurs fusillades viennent d'avoir lieu à Paris, une est encore en cours.
Le nombre de morts augmente petit à petit, pour stagner au nombre de 128 ce matin.

Ils étaient 8 à perpétrer ce massacre, jeunes aussi. Notre âge, peut être même moins.
On ne le sait que grâce aux témoins, car ces personnes ne sont pas clairement identifiables, dans la faible estime qu'elles avaient d'elles mêmes, elles se sont faites exploser.

J'aurais voulu suivre les informations toute la nuit, mais vous avez fini par m'emporter dans un sommeil profond, et paisible. Il faut dire que vous me fatiguez. Et vous me rassurez aussi.

Je lis de part et d'autre: "Mais quel monde sommes nous en train de laisser à nos enfants?"
"Est ce une bonne idée de continuer à faire naitre des enfants?"
Et je pense seulement aux enfants que nous allons laisser à notre planète.
Je ne suis absolument pas angoissée du futur.
Bien sûr j'ai peur pour vous, que vous ne soyez tristes, malades, blessés, tués...
Mais je n'ai pas peur POUR vous.

Je sais que vous ferez partie du changement. A votre manière.
Parce que j'ai changé. On a changé. Le monde change perpétuellement grâce à chacune de nos actions, de nos pensées.
Et qu'il me tient à cœur de vous léguer ce monde tel que je le vois: beau, humain, plein de promesses.
Je ne vous demande pas d'être de grands hommes, de grandes femmes, de changer le monde à vous seul.
Mais d'y contribuer. En apprenant à penser par vous même, à croire en vous, en nous, à être heureux de vivre, simplement.

On va essayer, de vous léguer cela, nos valeurs. Et vous partager nos espoirs, nos peurs, nos doutes, nos rêves, nos bonheurs, nos faiblesses. C'est aussi ça être humain, avoir des sentiments, ne pas en avoir peur, et les partager, les entendre, les comprendre.
J'espère que vous aurez assez confiance en nous pour nous confier les vôtres.

On croit déjà en vous, on est déjà fières de vous, on vous aime, déjà.





Le 20 octobre, écho de datation.

On a hâte de les revoir.
Ils sont toujours là.
En cinq jours ils ont déjà si grandi!

Ils font 9mm et 129bpm & 10mm et 123 bpm, quand ils n'en faisait que 2mm plus tôt.
C'est fou à quelle vitesse ils se développent.
Nous entendons les cœurs, beaucoup plus distinctement, ils battent la chamade.
Aujourd'hui impossible de me rappeler le son qu'ils font, juste de ces petits points qui clignotent, magiques.

Les nausées sont aussi présentes depuis quelques jours, et la gynéco ne me rassure pas à ce sujet, ils sont deux et la progestérone n'aidera pas.
Il m'est donc très difficile d'avaler quelque chose.
J'ai beau en avoir très envie, et me le cuisiner, souvent c'est juste impossible de l'avaler.
Comme si ce n'était plus moi qui décidais.
C'est cela d'être plusieurs à partager le même corps? J'ai même l'impression que tout les deux, ils ne sont pas d'accord!

Et les courses? La blague!
Plus de liste, nous faisons les rayons et je prend ce qui me fait envie.
J'entend Chérie me dire que je suis chiante, mais ce n'est pas moi qui décide :)

Après une PDS, elle révèle que je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose.
A choisir j'aurais préféré pouvoir faire la litière, mais manger tout ce que je veux... L'arnaque quand même! Mais c'est pour la bonne cause n'est ce pas?

Et du coté du bidon?
Il est plus rond! Et plus dur! Mais rien qui ne soit visible d'un œil extérieur, la surprise reste entière :)
Je rentre toujours dans mes pantalons, même mieux, un comble!
Mais j'ai hâte qu'il prenne de l'ampleur, hâte de sentir les caresses et les coups.
Hâte de savoir qui nous allons accueillir dans quelques mois, et commencer à vous appeler par vos prénoms.

Prochaine écho le 26 novembre, pour le premier trimestre, déjà...

samedi 17 octobre 2015

Le 13 octobre, 
Jour de mon anniversaire.
J'ai 25 ans.

Après un passage aux toilettes, je saigne.
L'angoisse.
On décide de partir aux urgences.
Mauvaise idée, le médecin de garde ne nous rassurera pas, ne me fera pas d'examen, et nous voleras beaucoup d'argent.
Point positif: je ne saigne plus.

Dans la nuit ça recommence, puis ça s'arrête à nouveau.
Je décide d'appeler ma gynéco qui m'explique que les saignements en début de grossesse c'est 50/50:
Soit bébé qui fait son nid, soit une fausse couche qui s'annonce.
J'ai rendez-vous pour une écho à 14h.

Je serre les fesses, j'ai peur, je stresse.
Chérie a pu prendre sa pause déjeuner à cette heure là pour venir avec moi.

Nous nous installons.
J'ai un hématome sur l'utérus, qui a du provoquer les saignements.
Et des ovaires énormes, dus à la stimulation ovarienne. Ils reviendront à la normale avec le temps.

Puis nous voyons deux poches.
Deux embryons.
Deux petits points qui clignotent.

Je le savais.

Nos bébés sont là, ils vont bien.
Ils mesurent 2mm chacun, et les cœurs battent à 87 et 107 battements par minutes.
Ils sont parfaitement dans les normes pour 6 semaines d'aménorrhées.

J'ai un sourire béat, ta maman a les larmes aux yeux. Notre médecin, un large sourire sur son visage.
Je crois qu'elles n'en reviennent pas. 
Et pourtant...





Pas de second HCG pour nous.
Gygy dit que c'est source d'angoisse. Je suis enceinte et même si le taux grimpe ça ne veut pas dire que cela ne peut pas s'arrêter demain.
Je décide de lui faire confiance, mais demande une rallonge en progestérone pour préserver notre petite Étincelle. Ce qu'elle accepte bien entendu.
Elle est ravie, vraiment, pour nous. Et ça me ravie aussi.

Je passe mes jours à me questionner:
Est ce que tout se passe bien?
Te développe tu bien?
Êtes vous un ou deux?
Sur le petit mot que j'ai écrit à ta maman avec mon test accollé, j'avais marqué:
"Il se pourrait bien que dans quelques mois, nous serons au moins 3...", clin d’œil à nos discussions sur la plus forte probabilité d'avoir des jumeaux, liée aux traitements.

Gygy me dit que vu mon taux c'est peu probable, moi qui avait cette intuition, je la balaye progressivement de ma tête.
Un c'est déjà très bien!

Ca me tiraille dans le ventre, dans le dos, j'ai mal aux seins, qui sont plus gros.
Si je ne me savais pas enceinte, je jurerais avoir mon syndrome pré-menstruel.

Nouveauté, qui ne me change pas vraiment: je vais encore plus au toilettes.
Moi et ma petite vessie ne te remercions pas.

Mon échographie est fixée au 20 octobre.
Je compte les jours....


mardi 29 septembre 2015

Je n'ai pas dormi.
De toute la nuit.
1000 pensées traverses mon esprit, pour pas changer, mais là elles m'obsèdent.
Puis je suis pas fatiguée!

Et si c'était un faux positif?
Et si le taux était insignifiant?
Et si il décidait de me quitter là?

Je refais un test le lendemain matin, plus pâle que celui de la veille.
Je doute.
Puis je pense que je n'arrête pas d'aller aux WC, et je bois beaucoup, cela peut jouer.

DPO13, 08h02:
Une aiguille dans le bras, dans cette salle froide, avec cette infirmière pas très cordiale.
En 30 secondes c'est plié.
Et dire qu'une partie de mon futur se joue là, si rapidement, si froidement.

Les résultats seront disponibles à 17h00 sur le site internet.

Bien sûr à peine rentrée je vais rafraichir la page toutes les 5 minutes.
Puis la sieste pointe son nez et fais passer le temps.
Et à 13h55....

J'apprend que ce sont 83.9 petits brins d'Étincelle qui explosent en moi.
Je ne pleure pas. Mais j'ai un sourire béat.
Je ne réalise pas pour autant ce qu'il se passe vraiment en ce moment.
J'attend ta maman, qui est déjà au courant, pour qu'on rigole ensemble comme des folles à son retour...


DPO12: Je ne tiens plus en place.

Je viens de faire un test. 
Pour voir.
Encore des pertes beiges, il me faut être fixée pour arrêter de psychoter.
Je vais me laver les mains et je me tâte:
Y aller tout de suite? Attendre 2 minutes?

J'y vais.
La coloration n'est pas encore arrivée au bout, mais déjà je la vois.
Déjà les larmes coulent.
Déjà j'ai envie de le crier sur tout les toits.

Mais il est 17h30.
Le labo est fermé. 
Quelle idée vraiment?!
De fermer si tôt?!
De faire un test aussi tard?!

Ma chérie ne rentre qu'à 20h, peut être plus...

Je n'entend plus rien alentour, je ne fais que regarder cette petite bandelette.
Ce petit trait positif commence déjà à s'oxyder, j'espère qu'il va rester encré jusqu'à son retour.
Cela me parait si fragile, j'ai déjà peur que tout s'arrête.
Moi qui m'étais promis d'en profiter, je souris, mais j'angoisse un peu quand même...

J9: Je me pique une énième fois, et les larmes coulent, seules, sur mes joues.
Une phrase martèle ma tête "J'en peux plus" "J'en peux plus" "J'en peux plus"
En boucle, elle cogne chaque recoin de mon cerveau.
Je sais que ce sont les hormones, mes doutes, mes espoirs, tout cela mélangés.

Je prend une décision.
Nous nous laissons une année. A l'issue de celle-ci nous changerons de ventre.
Je m'épuise physiquement et psychologiquement, peut être dans une impasse...
Mais il faut me laisser le temps de faire le deuil de porter la vie, de la mettre au monde.
Il me faudra quelques heures, peut être jours, pour me remettre de ce tourbillon.

J11:
  •  A la PDS:
           LH: 1.8 ui/L
           Œstradiol:   62 pg/mL
           Progesterone: 1.10 ng/mL

Mouais ça s'annonce pas super...
  • A l'écho: 3 follicules, dont le plus gros à 9...
Je me dis déjà que c'est mort, mais gygy a l'air enthousiaste et me dis qu'elle le "sent bien ce cycle, ça prend son temps" mais il lui plait. Moi pas du tout...
On continue la stimulation, 100ui le soir même, et on augmente à 125ui à J12 et J13. Nouveau contrôle à J14 et PDS.

J14:

  • A la PDS:
        LH: 3.5 ui/L
        Œstradiol: 258 pg/mL
        Progestérone: 1.00 ng/mL

Voilà qui est mieux!

  • A l'écho:
        Endomètre à 6.1mm
        OD: 18mm
        OG: 15 mm

Bon ben, s'il faut monter la dose à chaque cycle pour avoir un résultat, ça promet...
125 ui de nouveau le soir même, déclenchement à J15 au matin, insé dans la journée...

Je commencerais l'utrogestan (progestérone) à DPO 2 pour palier à la phase lutéale courte.

Advienne que pourra.
       

mardi 1 septembre 2015


Finalement...
Pas 14 jours d'attente, ni 28 jusqu'à la prochaine ovulation...

Un nouveau déréglement hormonal a pointé son nez.

Puisqu'on est dans les chiffres cela donne:
- Un cycle de 21 jours (ou de 20, ou de 28 pour les précédents...)
- Le troisième, en un an.
- Un, tout les six mois.

Jusque là je pensais qu'il s'agissait peut-être d'une coïncidence.
Mais non. Chaque mois d'août, ou de février, je m'attend donc à passer un cycle à nouveau..

Changement de protocole:
- Compte tenu de la trompe bouchée, et pour avoir des follicules sur les deux ovaires, on commence la stim à J2, toujours à 75ui (On va pas faire des sextuplés non non non).
- Contrôle à J8 ou J9, ça ne change pas.
- Une PDS en temps voulu pour surveiller le cycle.

 J8: 
- Endomètre tout fin
- OG: 1 follicule à 8 et quelques autres plus petits.
-OD: Des petits follicules.

Bon, 6 jours de stim' quand d'habitude je n'en fais que 4 pour un même contrôle à J8-9, et un résultat pareil: ça s'annonce leeeeent, voire pourri.
Augmentation de la stim' à 100ui dès J8, prochain contrôle et PDS à J11...


mercredi 26 août 2015




Je ne sais pas ce qui est le pire...
Les 14 jours d'attente jusqu'au test de grossesse?
Ou les 28 jusqu'à la prochaine opportunité quand on annule, saute, perd un cycle?
Les deux?

On va dire que dans le premier cas il y a tellement en jeu, tellement de signes (qui n'en sont pas) de up & down, de quoi vous faire perdre la tête en comptant les jours, en devinant ce qui peut bien se passer à l'intérieur, à ne pas savoir comment on va réagir à un énième négatif, ou à un positif.

Et si c'est positif? 
L'attente ne sera pas terminée... Les prises de sangs, la première écho, le premier trimestre, la seconde écho... 
Toutes ces étapes... Encore.
Toutes ces angoisses... Encore.
Toutes ces émotions... Encore.

Et dans le second, deux fois plus d'attente. De la déception, du désespoir, de la résignation, de l'acceptation, de l'espoir, de l'appréhension.

Les mêmes gestes. Encore...
Les mêmes rendez vous. Encore...
Le même espoir. Encore...

Et ainsi de suite.
On a pas fini de patienter.


mardi 25 août 2015

Personne ne te connait mieux que toi...


Je suis bien sympa à parler d'intuition et tout le blabla, mais si je ne l'écoute pas alors ça sert à quoi?
Veille de mon contrôle folliculaire, je dis à chérie que mon corps me fait visiblement comprendre qu'il ne faudrait pas tarder à y aller, le jour même, le lendemain peut être? On décide d'attendre l'écho...

J13: Endomètre à 7mm
OD: 16-12-11-10
OG: Pas de mesures.

On restimule à 100 le soir même, idem le lendemain et on se voit à J15.
Je précise à la gynéco que la veille, à J12 donc, j'ai eu de la glaire cervicale comme jamais.
Elle réfléchit... "Faites une PDS demain matin et j'aviserai en fonction."

J14: Une piqure plus tard...
 LH: 3.1
Oestradiol: 579
Progestérone: 5.30

J'explose mes derniers contrôles là...
Je communique à gygy, j'ai rdv à 13h.

Pourquoi faire je ne sais pas, puisque dès que j'arrive elle me dit que visiblement j'ai déjà ovulé.
On fait tout de même une écho: il y a ce qui ressemble à deux gros follicules, l'endomètre est bien filandreux, merci la progestérone, on est pas plus avancées.

Un espoir peut être: je n'ai pas relevé si la valeur est en nmol ou en ng, si c'est le premier c'est bien, si c'est le second c'est mort.

C'est le second.

vendredi 21 août 2015

Août...

Le cycle précédent a duré 42 jours...

J4 reprise des injections.
J7 hystérosalpingographie.
J9 prélèvement vaginal ET écho de contrôle folliculaire.

En 3 jours j'ai montré ma poupinette à 4 personnes déjà. A croire que j'adore ça.

J9 donc, le prélèvement s'est bien passé, si on met de côté le médecin froid comme un congélateur, la pose du spéculum qui est toujours désagréable, et moi qui me fait engueuler parce que je prend de l'amoxycilline en préventif suite à l'hystéro, et que ça peut fausser les résultats.
Mais je ne peux pas savoir si on ne me dit rien...

Le soir j'ai rendez-vous avec ma gynécologue, débordée, on passera avec une heure de retard.
Elle lit le compte rendu de l'hystéro et nous explique qu'il se peut qu'avec la douleur ma trompe a pu provoquer des spasmes qui ont empêché le produit de bien circuler.
Ou alors qu'elle soit belle et bien bouchée, et dans tout les cas on attaquera au prochain cycle, s'il y a, avec une dose de stimulation plus importante pour pouvoir produire des follicules sur les deux ovaires et se permettre de ne pas sauter un cycle une fois sur deux (40 jours c'est assez long, MERCI!).

Je vais finir par faire des quadruplés moi à ce train là...

A l'écho il y a:
 - Un joli kyste. Ça y est je suis abonnée je crois. Je pense qu'il s'agit quand même du même que le cycle précédent, mais plus gros.

 - Un follicule à 11mm.

 - Un endomètre à 6!

Je crois que c'est un de mes plus gros endomètres avec un follicule de cette taille, le kyste produisant peut être aussi des hormones aidant dans ce sens.
Ca va lui laisser le temps de pousser encore un peu, j'en suis heureuse.

On augmente le dosage à 100ui, et on se revoit à J13...

mercredi 19 août 2015

L'hystérosalpingographie.


Cet examen au nom compliqué, que je sais aujourd'hui dire sans difficulté.
J'en ai lu des choses, j'en ai entendu des récits (j'espère vraiment ne pas vomir tout le long de l'examen! ;) ), je préfère savoir.

La veille, n'ayant toujours pas reçu ma convocation, je me demande si je n'ai pas des fournitures à ramener pour l'examen.
Si.
Le produit d'injection.
Mais j'ai aussi un traitement à prendre et une PDS BHCG à faire.

24 heures avant l'examen me voila à appeler le centre de radiologie pour qu'ils me communiquent les instructions.
Je file effectuer ma PDS:
"Vous avez déjà fais un test en pharmacie?"
"Euh bah c'est le protocole pour effectuer un examen de fertilité en fait..."
"Ah"
Puis chercher mes médicaments que je dois commencer dès le soir même.

Le jour J, j'ai mal dormi.

Je suis stressée.
De plus ma mutuelle joue avec mes nerfs, je n'ai aucune preuve d'être assurée, mais c'est réglé.

Je récupère mon résultat de PDS, négative bien sûr.
Et on file au centre de radio.

Chérie est heureusement en repos et je suis rassurée par sa présence.
A peine arrivée c'est déjà mon tour. 

L'assistante du radiologue est très sympathique, elle me demande si je sais comment ça va se passer.
Je dis que non, j'ai besoin de réentendre ce qu'on va faire.
Elle m'explique cela très bien.
Je lui demande si cela va être douloureux:
"Comme des douleurs de règles, plus soutenues"
Me voilà prévenue. 
Moi qui ne souffre quasiment pas pour mes règles, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre du coup.

"Ca fait combien de temps que vous essayez?"
1. An. Et. Demi.

"Et votre conjoint vous savez s'il a un problème?"
Vu ce qu'on s'apprête à me faire, et comme je n'ai pas encore vu la tête du radiologue qui va pratiquer l'examen je préfère mentir en disant que de ce côté tout va bien.
Puis je sais que de ce côté je n'ai pas à m'inquiéter.

On est pas à l'abri, encore de nos jours, de tomber sur un médecin homophobe qui pour te faire comprendre que tu vis dans le pêché, va te faire passer un sale quart d'heure.

J'aurais préféré que cela dure un quart d'heure.
Contre toute attente, le radiologue à l'air très sympathique, il a un air jovial et gêné, sûrement pas plus que moi mais ça me fais chaud au cœur de sentir qu'il respecte quelque part ma position magnifiquement gynécologique sur cette longue table dure et froide. Il me sourit et ça me réconforte.
La pose du spéculum est très désagréable, ça brûle.
Je me prend à penser que je ne veux déjà plus d'accouchement sans péridurale, puis je me dis que quand ça vient de l'intérieur c'est sûrement plus physiologiquement acceptable pour le corps, puis on sait ce qu'on a à la fin...

Mon calvaire commence, il n'arrive pas à passer le col.
Il réessayera maintes fois, introduisant la sonde, puis la sortant ainsi de suite, je ne compte plus, je souffle, les yeux fermés. J'essaye de me détendre quand même pour faciliter l'introduction. Mais ce sont comme des petites aiguilles qui cherchant leur chemin se heurteraient aux parois...
Il s'excusera plusieurs fois. On change de sonde, une plus fine apparemment.
Il n'arrête pas d'appuyer sur mon bas ventre, comme pour orienter un peu mon utérus capricieux.
Pas ma faute si j'ai un utérus rétroversé.

Ça fini par rentrer, je râle, je m'excuse, il me rassure en comprenant que c'est certainement plus gérable pour moi en nommant mes ressentis.

Un si petit flacon de produit ne peut pas faire aussi mal que ça?
Et pourtant.
Il injecte le produit, et j'ai si mal, c'est donc ça de vraies douleurs de règles?
Moi qui ne ressens simplement que de l'inconfort dans les reins habituellement, là je ressens tout dans le bas ventre.
Heureusement c'est instantané, 10 secondes après ce n'est plus aussi douloureux.
Mais il l'injecte en plusieurs fois, 5 ou 6. 

Sur le dos c'est insupportable.
Sur les côtés je ne ressens rien. Je veux mon accouchement physiologique c'est sûr.
La trompe gauche ne s'opacifie pas. Je me grommelle à moi même que ça fait chier, j'ovule toujours superbement à gauche! 
On réessaye. Non ça ne marche pas.

C'est fini.
  
On me laisse récupérer 5 minutes sur la table.
Puis je passe aux toilettes, tout le long j'avais l'impression d'avoir envie d'uriner, juste une impression.
Mais ça coule, je saigne. J'ai prévu le matos.
Je me rhabille, j'entend le compte rendu dicté dans la pièce d'à côté.

"La trompe gauche est non opacifié bla bla bla..."

Le médecin viendra me le confirmer deux minutes plus tard.
Il a un air désolé, je le remercie d'avoir été si prévenant, et je m'en vais.

Elle n'a pas bougé et m'attend assise sur son coussin, j'esquisse un sourire forcé, heureuse de la retrouver mais les larmes me montent aux yeux. Elle me prend dans ses bras, et ça va tout de suite mieux.
Je lui raconte et lui donne le verdict. Elle est déçue. Je ne fais rien comme tout le monde, je sais.
C'est à moi de la rassurer, j'ai déjà entendu de belles histoires de bébés nés malgré une trompe bouchée et par ce même chemin en plus.

Au moins on le sait. Ça ne nous empêchera pas d'essayer.
RDV deux jours plus tard avec la gynéco pour voir la suite du programme.

lundi 10 août 2015



En pleine conscience, je suis.

Je vis d'une façon qui me correspond, avec le soutien infaillible de ma meilleure moitié.
Chaque jour qui passe je deviens la personne que je veux être.
Quelqu'un qui me ressemble, au fond.
Cela passe par des choix de vie, de pensées.
Rarement en accord avec la pensée collective, mais tant mieux.

Récemment j'ai pris conscience d'être une personne hypersensible.
Là où l'on pourrait déceler une faiblesse, j'en fais une force.
C'est un don. Un don à plusieurs facettes.
Dont un: l'intuition.

Grâce à cela je sais faire des choix en accord avec ma pensée, je sais m'orienter vers les personnes qui ne me prendront pas toute mon énergie, et quand bien même cela est le cas (car parfois nous n'avons pas le choix...) je sais aller récupérer de l'énergie positive ailleurs.

Tout récemment, j'ai pris conscience que ce n'est pas moi qui décidais.
J'avais beau tout essayer, les traitements, les examens, les essais, ce n'étaient que de belles opportunités.
Nous ne sommes pas deux dans cette aventure. Nous sommes trois, voire plus que cela parfois.

Je ne sais pas si tu existes déjà et que tu attend le bon moment, où si tu cherches encore ton chemin, mais je sais qu'un jour on se rencontrera.
Et que ce sera toi qui l'aura initié.
A travers moi, ou à nos côtés, par quelques autres façons que ce soit.


Je suis persuadée que l'on choisit ses parents, bien avant sa naissance, et que nos épreuves de vie modèlent les personnes que nous serons, ainsi nous serons ceux dont ils auront besoin pour accomplir leur destinée sur Terre, à condition d'en être conscients.

Mon enfance, bercée de violence éducative ordinaire transmise d’héritage en héritage, et cette attente, mon couple, mon entourage,  font de moi qui je suis, et je suis née pour casser un cycle, je le sais. Je suis née pour apporter le changement, le transmettre aussi. Comme nous tous.



Tu es déjà quelqu'un de particulier.
 Et je t'attend. Sans appréhensions.
 Je sais que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.
Nous peut être même plus de Toi que l'inverse...


"Ce que vous appelez intuition, c'est votre âme qui vous parle, alors faites lui confiance."





Tout le monde sait qu'on veut des enfants.
On en parle parfois.


Y a des questions correctes:
- Combien on en veut?
- Des garçons? Des filles?
- Une idée des prénoms?

 D'autres moins:
- "Vous allez le trouver où le sperme?" (littéralement)
- "Vous allez coucher?"

De la condescendance:
- "Faites pas comme ci ou comme ça les filles hein!"


Mais leur dire qu'on essaye, non.
C'est pas l'envie qui manque, parfois. 
J'aimerais bien pouvoir dire à ma mère ou à ma sœur qu'hier j'ai eu un énième rdv chez le gynéco, que c'est négatif & que j'en ai marre, que je vais passer un examen barbare et que j'ai peur. 
Qu'on essaye depuis un moment déjà d'être mamans...

J'ai bien envie d' hurler à la personne qui nous dit qu'elle ne nous sent pas prêtes à être maman, que c'est douloureux pour mon petit cœur d'infertile!
Mais non, je me tais, le regard dans le vague je m'envole dans mes pensées pour retrouver notre famille comme je l'ai si souvent imaginée.

Quand ils sont tous là à parler de leurs enfants, des possibles à venir et que les nôtres ne sont mentionnés à aucun moments...
Comme si nous n'avions pas le droit de faire partie de ce club pas si select...

C'est peut être aussi ma faute...
Si peureuse à l'idée que l'on ne découvre notre secret je répond:
"On verra le moment venu"
Quand on nous demande quand on voudra des enfants.

Paradoxal n'est ce pas?
Tout moi.

On en parle pas, donc.
 Et c'est bien.
J'avais peur que ça traine en longueur, qu'on nous demande sans cesse quand on allait essayer, comment, quand nous aurions la réponse...

Ça traine en longueur.
On a pas de bébé.

J'avais pas envie, qu'on nous dise tout les mois que "ça marchera la prochaine fois", qu'il faut que "j' arrête d'y penser" parce que c'est moi qui bloque le processus, que, désolés pour nous, on essaye de nous réconforter, qu'on sache pas quoi nous dire, qu'on finisse par réconforter les personnes qui nous réconfortent...

J'avais pas envie, de plus savoir quoi dire...

Je veux juste pleurer dans mon coin.
Penser à de meilleurs lendemains.
Hiberner dans mon lit.
Jusqu'à pouvoir repartir. 

Je pense au jour où enfin nous t'attendrons.
Où tu seras là.
Leur diras t-on?
Combien nous t'avons attendu?
Par quels obstacles nous sommes passées?

Pourras t on relâcher les vannes et pleurer de soulagement, si personne ne comprend?

Il parait qu'on oublie vite tant de temps à passer à attendre.
Ça me semble improbable.






lundi 3 août 2015

Celle qui...

Consultais un ostéopathe.

Naturopathe.
Magnétiseur.
Acupuncteur.

Rien que ça. 
Ostéo' multifonctions quoi.


Bref, on s'est enfin décidées à consulter.
Elle pour ses problèmes de dos, 
moi pour mon eczéma et mon problème de fertilité.

On ne va parler que de moi là (moment narcissique ON).
Et de conception bien sûr.

Après un rituel de positionnement, censé aligner mon corps visiblement, il arrive à voir que j'ai "un problème à droite", il me parle de sternum surélevé, moi je ne le suis déjà plus, je ne vois pas le rapport.
Apparemment c'est lié. Soit.. 

En rentrant chez moi ça me sautera aux yeux: un problème à droite, comme dans: j'ovule toujours mal ou tard à droite?!
Doué! (Promis je ne lui ai pas soufflé d'indices pourtant!)

Il me plante des aiguilles d'acupuncture dans l'oreille droite, sur les points du système reproducteur.
Ca dure à peine 5 minutes, je me rhabille et il me donne ses instructions:

- Un comprimé de Vit E (tiens tiens) tout les jours.
- Tester mon Ph, s'il n'est pas neutre prendre du citrate de bétaïne par mesure de Ph en moins (je suis à 6, ça va!)
- Cure de zinc: 1 ampoule tout les 2 jours pendant 15 jours.


On se revoit 15 jours plus tard.

Des petites aiguilles dans mon oreille, 2 grosses (10 cm!!) dans mon nez!!
On continue le même protocole, on se revoit début septembre si grossesse il n'y a pas.

jeudi 9 juillet 2015

Juillet...


Contrôle de J9: 

- Un follicule bizarre à 13mm
- Un endomètre tout riquiqui

Sûrement un kyste...


Notre gynéco étant en vacances: on saute ce cycle.

En même temps une petite pause ne nous fera pas de mal, j'enchaine les hormones depuis février et ça commence à faire beaucoup...

Gygy regarde le récap' de nos derniers essais. 
Ma phase lutéale est trop courte dès lors que je prend l'Ovitrelle: 10 jours.
Et ça... Ça va pas.

On ré-attaque au prochain cycle avec un traitement de choc:

- Une hystérosalpingographie *
- Prescription de progestérone ** pour allonger ma phase lutéale.
- Dosages hormonaux à chaque cycles pour encore mieux cibler le moment M.

  • En attendant je démarre la VitE, on me l'a vanté pour favoriser la conception, et de toute façon elle serait présente en quantité insuffisante dans notre alimentation et nous aurions tous besoin d'en être complémenter.
  • Je continue la spiruline, la maca et l'onagre. Et je reprend la B9.
RDV est aussi pris très bientot avec un ostéopathe magnétiseur. 

On a assez perdu de temps comme ça non?

* HystéroSalpingoGraphie: Hystéro = Utérus; Salpingo = Trompes; Graphie = Radio.
- L'hystérosalpingographie étudie la cavité utérine et les trompes qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards. Cet examen est très utile dans les bilans de stérilité, d'infections répétitives, de saignements génitaux, de douleurs… Elle recherche des anomalies telles qu'une tumeur, un fibrome ou un rétrécissement des voies génitales.
- Son principe consiste à opacifier et visualiser la cavité de l'utérus et des trompes. Le produit de contraste est injecté dans l'utérus grâce à une sonde. Il diffuse et tapisse les parois de l'utérus puis des trompes qui seront visibles sur les clichés grâce aux propriétés radio opaque de l'iode.

** Progestérone: La progestérone est une hormone stéroïdienne intervenant dans la préparation de l'organisme à la grossesse.
Elle prépare la muquese utérine à la nidation de l'œuf, en cas de fécondation, et assure l’absence des contractions rythmiques des muscles utérins. Elle inhibe également de nouvelles ovulations lors de la grossesse.

mercredi 1 juillet 2015

Celle qui...


Consultais un voyant...
(Gratuitement. 
Sur un groupe sur internet.)

Après un nouveau déversement de larmes la veille. Au ciné. Devant le nouveau Disney. 
Je ne m'attendais déjà plus à grand chose....
Nouveau J1 ce 1er juillet.

Mes pensées moroses qui s'installent.
Après s'être imaginée notre famille, la voir s'envoler encore une fois...
Cette impression de n'être capable de rien.
Surtout pas de porter la vie.

J'avais besoin de retrouver un peu d'espoir.

Je suis assez ouverte d'esprit.
Très bio, diras d'ailleurs ma Chérie.
Le surnaturel, j'y crois alors pourquoi pas?

Je demande une consultation.
Il l'a senti venir la question:
"Quand aurais-je la chance de devenir mère et de fonder notre famille?"

C'est un désir ardent, qu'il dit.
Présent depuis longtemps.

Puis un flash qu'il veut confirmer.
Il me demande de me concentrer puis finalement ne sait pas comment me l'annoncer...

Immédiatement je m'imagine ne jamais pouvoir porter la vie.
J'ai peur mais je suis prête à l'entendre.
Je le savais, en demandant ce service, que je m'exposais à savoir des choses que je ne souhaitais pas entendre.

Mais à contrario il me dit avoir vu un embryon, et me demande si je ne suis pas enceinte?
Et me confie que c'est rare de le voir... (moi je n'en sais rien)

Après lui avoir dis que cela semblait peu probable au vu des événements du jour, il me dit qu'il n'a pas de date précise mais que les ondes sont très bonnes, et que le bonheur est proche...

Regain d'espoir immédiat.

Alors peut-être que nous ne serons pas bientôt mamans finalement, mais j'avais besoin de cette note d'espoir pour repartir positivement vers le cycle de juillet....

Maintenant, je me tâte à consulter un magnétiseur...
A voir.






mardi 23 juin 2015

Je suis une passoire!

Une passoire?
Oui oui!

Ma collègue de formation m'avait prévenu il y a quelques mois:
"Tu verras avec le Gonal moi j'avais des bouffées de chaleur à m'allonger nue sur le carrelage, et mon ventre ressemblait à une passoire!"

Je n'avais même pas commencé que je flippais déjà!

Bon pour les bouffées de chaleur, ça va, pour l'instant (ne parlons pas trop vite!).

Par contre ces 5 dernières piqures là...
Habituellement ça rentrait comme dans du beurre, un petit picotement tout au plus.
Mais celles là c'était pas une partie de plaisir!
Cette sensation de sentir toutes les couches de l'épiderme traversées par cette aiguille, c'était vraiment horrible et je me demandais:
 "est ce que je la retire pour me piquer ailleurs? 
Ou maintenant qu'elle est introduite de moitié je me fais violence pour insérer la suite?"

La première fois j'ai persévéré,  j'en ai été quitte pour un beau bleu!
Les suivantes, je m'y suis reprise à 3 fois pour rentrer la douloureuse.

Du coup, je suis en pointillés.

lundi 15 juin 2015

Ta mère...


Je l'ai rencontrée au lycée.
Il y a presque neuf ans maintenant... (ça ne nous rajeunit pas tout ça).

Nous étions en seconde, dans la pire classe de l'année il parait (bizarrement c'est le cas chaque année!).
Le premier jour, comme tout élève sage qui a dit "cette année je bosse" je me suis assise dans les premiers rangs. 
Ce premier jour était épique, j'étais habillée n'importe comment pensant que je pourrais repasser à l'internat me changer en arrivant (ou pas).


Dans un moment d'égarement (d'ennui oui!) me voilà à détailler les personnes avec qui j'allais passer mon année.
Et je l'ai vu. Dans le fin fond de la salle. Elle portait un tee-shirt (d'alcoolique), à message, comme ça se fait encore (malheureusement).
Elle semblait quelconque, un peu marginale tout de même. J'aime ça.

Il se passe un mois et je traine avec qui je peux, je ne suis pas un leader. Une suiveuse assurément.

Je vais faire une connerie.
La meilleure connerie de ma vie car c'est ainsi qu'on a commencé à se parler avec ta mère.
Même si à l'époque elle me considère comme une fille superficielle et inintéressante, tout niveaux confondus, nous côtoyons le même cercle d'amis...
Et elle finira par m'apprécier!

Au cours de cette année nous allons bien rigoler, et pour ma part très peu travailler.
Hé on est jeunes qu'une fois.
 (Prend ça pour toi, tu me le ressortiras.).


Et le tout dernier jour, je vais pleurer, elle aussi, car nous savons que nous allons nous quitter, et très peu se voir à présent.
Je me réoriente dans un autre département.

On pleure et on se manque déjà.

Et finalement, j'ai mes vendredis après midi de libre, et j'en profite pour venir la voir.
On va doucement nouer une belle relation.
Complice. Fusionnelle.

Un soir de novembre, après un weekend passé ensemble je lui enverrais un message où je lui explique que je l'aime plus qu'une amie, je crois.
Elle m'expliquera que ce n'est pas son cas.

Mais les mois qui suivront me démontrerons le contraire.

8 mois exactement.
On va se chercher, se disputer, se rendre jalouses, s'appeler à épuiser notre forfait (oui l'illimité à notre époque c'était que le weekend!)
Mais surtout s'aimer en secret.
Un travail de longue haleine.

Et un jour de juin, le 27, un baiser.
Le baiser.

Celui qui nous unit depuis bientôt 7 ans.





Et puis juin...


Première semaine de juin, nouveau J1.

J'y ai cru, jusqu'au bout. Et je n'étais pas la seule.
Ma poitrine, qui est déjà bien imposante, s'était imposée un peu plus.
Elle était très très douloureuse, tendue, et mes aréoles s'étaient considérablement agrandie.
Avant cela je ne pensais pas vraiment à l'objet du délit, mais moi qui n'ai jamais mal à la poitrine avant un nouveau cycle ou pendant l'ovulation, là je n'avais qu'à baisser les yeux, ou faire un geste vif pour voir/sentir ce possible signe qu'un petit bout de vie évoluais peut être en moi...


Premier contrôle à J8: 
Impossible de le louper, le kyste tant redouté apparait à l'écran.
Il est en forme de cœur, je ne peux m'empêcher d'y voir un signe, même si bien sûr j'aurais préféré voir un sac vitellin à la place!

Bref, J8 donc:
- Un kyste de 23 mm
- Des petits follicules à 9mm
- Un endomètre à 3mm...

Pour un J8 rien de bien choquant chez moi, mais ce kyste, il nous fait peur.
Notre gynéco n'a pas l'air inquiète, cela nous rassure un peu.

On continue Gonal 75ui le soir même, et on augmente à 100 à partir du lendemain, puis contrôle à J11.

J11:
- Un follicule à 11 à gauche
- Un follicule à 8 à droite
- Un endomètre à 4.5mm

ET, le kyste a disparu! 
La veille ça me tiraillait le ventre, peut être était ce lui qui partait, moi qui redoutait qu'il ne grossisse encore plus au contraire!

Verdict: On reste à 100ui de Gonal, et on contrôle à nouveau à J14 pour envisager la suite.

J14:
- 1 follicule à 16
- 1 follicule à 11
- Endomètre à 6mm

Bon, la question se pose, on ne peut partir que ce jour même, soit 5 jours plus tard...
On envisage de booster encore un peu et de bloquer l'ovulation. Mais dans 5 jours les spermatozoïdes rencontreront forcément un œuf en fin de vie, puisqu'on ne peut pas le bloquer indéfiniment.

Et si? Puisque le follicule est presque mature, on faisait une insémination le jour même, qu'on boostait Gonal à 150 unités, et qu'on déclenchait le lendemain soir?
Les spermatozoïdes sont des vaillants, ils vivent plusieurs jours, ils vont forcément rencontrer cette ovule!

On fait comme ça!

On patiente...




mercredi 27 mai 2015

"C'est fini"


"C'est fini."

Voilà ce que je me suis dis, en larmes, lorsqu'il y a quelques semaines, après une conversation sur l'oreiller, je ne sais même plus laquelle d'ailleurs, ta mère m' a dit que peut être nous devrions mettre notre projet en suspens.

Nous avions du monde à la maison, je ne pouvais pas hurler comme je l'aurais voulu.
Perdue, j'avais l'impression d'être dans un très mauvais cauchemar.
Et plus je me rendais compte que ce n'était pas le cas, plus cela faisait mal.

Je ne comprend pas.
Je pleure. Beaucoup. Et ta mère aussi.
Nous nous enlacerons, toujours aussi paumées l'une que l'autre.
Elle s'est endormie, mais moi je n'ai pas réussi. Ou si peu.
Je n'arrête pas de ressasser notre conversation et de penser à notre projet que l'on allait peut être repousser.

- Pourquoi?
- A quand? Cela fait déjà un an que nous sommes lancées dans cette aventure, nous savons désormais que cela ne nous serait peut être pas facile, et peut être long de la concrétiser, et elle veut encore attendre...

Je ne la comprend pas.

Le lendemain matin nous essayons de faire bonne figure, puis nous montons pour en parler.
Elle a peur. Peur qu'on arrive pas à gérer, peur que cela chamboule notre quotidien, notre relation si fusionnelle. 

Peur.

Ce n'est pas mon cas, ou du moins pas encore.
Mais je l'entend, je la comprend.

Elle aurait du me le dire plus tôt, cela fait un moment, apparemment, qu'elle la ressent.
Et moi je n'ai rien vu.
Effectivement je la trouvais détachée, quand je devais lui rappeler les dates de mes contrôles, lui répéter de regarder ses plannings (parfois 3 fois), de me faire penser à me piquer (j'oublie aussi!).
Mais j'avais mis ça sur son côté tête en l'air...

Elle me dit que ça va mieux, qu'elle avait juste besoin d'en parler, qu'elle a du mal à trouver cela concret.
Mais j'ai peur, je doute de son implication, de sa volonté à continuer, et c'est bien normal.
Je ne veux pas l'obliger. C'est un projet de couple, notre famille que l'on construit, et je ne veux pas qu'elle cède sous mes yeux embués.

Quelques jours de doutes sont passés, moi à la questionner sur son envie de poursuivre notre chemin vers notre famille, et elle de me rassurer sur ce souhait.

Récemment elle a fini de me convaincre en se projetant bien plus vite que moi sur notre éventuel prochain départ si cet essai ne se concrétisait pas, et de refuser, pour le moment, une invitation qui nous l'empêcherait.

En effet, on sait que les plannings sont un problème chez nous... Elle l'a bien compris.



En mai, fais un bébé, ou deux!


Début mai: voilà un nouveau cycle!

Avant de partir, nous vérifions le planning, c'est OK!

Au contrôle de J9 :
- Un follicule à 10 mm
- Un endomètre à 5, toujours en triple feuillet (est-ce bien nécessaire de continuer à le mentionner ?)

On continue Gonal à 75ui le soir même, on augmente à 100 à J10 et J11, et on recontrôle à J12.

J12:

On cherche, on cherche, sur l'écran rien ne se démarque vraiment, le plus grand fait 12mm...
Finalement, en voilà un bien caché, il est à 14! C'est déjà un peu plus rassurant!

Il y en a donc 2 susceptibles d' arriver à maturation!
L'endomètre lui est à 7, en voilà un qui pousse au moins!

On continue toujours Gonal à 100ui de J12 à J14 en avançant l'heure des injections, soit disant cela boosterait un peu plus les follicules, moi je suis pas gygy (échographe encore hein...), je m' exécute.

Notre gynéco continue à dire que mon corps n'en fait qu'à sa tête.
Que d'un mois à l'autre ça prend plus ou moins vite avec, pourtant, le même traitement, le même cobaye.
Au final, je préfère que cela se soit passé comme cela, au moins l'endomètre à le temps de pousser.


Déclenchement à J15 au matin. Insémination en fin de journée.
Je stoppe la Maca, que j'ai repris à J2, dont je ne connais pas assez les effets après l'ovulation, et l'Onagre, que je sais provoquer des contractions utérines, et est donc déconseillée lors de la phase lutéale lorsque l'on essaye de tomber enceinte.

Nous serons bien occupées pendant 2 jours, papy et mamie déménagent, ils se rapprochent de chez nous. Je vais donc porter des cartons, faire des efforts, c'est toi qui décide de t'installer, moi je vis ma vie. Ça à au moins le mérite de bien occuper mon esprit.

Maintenant nous attendons la suite, nous serons fixées dans la seconde semaine de ce beau mois de juin que j'affectionne tant.



mardi 5 mai 2015

Mais être deux femmes...



C'est quand même un gros avantage.

J'ai de la chance que ta mère veuille, un jour, elle aussi, porter un enfant.

Ce ne sera peut être pas aujourd'hui.
Ni même demain.

Mais un jour, nous t'aurons.

dimanche 3 mai 2015

Changer de ventre?


Non.


Ce serait tellement plus simple pourtant hein...
Ma moitié a des cycles de 28 jours. Elle est réglée comme du papier à musique.
(On est pourtant pas à l'abri d'un souci bien dissimulé, on est d'accord.)

Mais non.

Il est trop tôt.
Je ne peux pas baisser les bras. Pas encore.

Je suis jeune, je sais.
Pourquoi ne pas passer en seconde?
Parce ce que le problème sera toujours là.

Et que même si j'y pense parfois, il me faudra d'abord l'accepter et faire le deuil de tout ça.


Je veux un enfant certes.

Mais je veux aussi tout le package:

- Lui annoncer qu'on va être mamans.
- La grossesse (et te sentir bouger en moi).
- L'accouchement physio dont je rêve. (si possible..)
- Pouvoir lui offrir ce cadeau que l'on désire tant.
 - Te regarder et être si fière d'avoir créé ce miracle.
(C'est moi qui l'ai fait !!!!)
- T'allaiter.

J'en rêve depuis trop longtemps pour céder ma place.
Pas encore.
 
On a pas tout essayé.
C'est égoïste?
Peut être...

samedi 2 mai 2015

Cette autre dimension...



Infertilité.
Lorsque le mot a été posé, c'est donc une autre dimension qui s'ouvre à nous.


Finis les tests d'ovulation à bandelettes: 
- Les pipis dans un pot, à tremper ce petit bout de papier, en comptant jusqu'à 10 et en prenant bien soin de ne pas immerger la petite marque limite.
- Les yeux plissés pour déceler la plus petite coloration sur la bande.
- A les coller sur une feuille pour observer l'évolution de la coloration.

Finie la prise de température:
- Chaque matin, à la même heure, avant d'avoir posé le pied par terre.
- En vrai j'ai jamais réussi à la prendre correctement deux jours d'affilé...

Dire adieu aux espoirs d'une conception "naturelle" (autant qu'elle aurait pu l'être pour nous.)...

Mais aussi à la naïveté de tout couple se lançant dans la conception d'un enfant: 
Non ça n'a pas marché du premier coup. Oui ça risque de prendre du temps.


L'infertilité (telle que je la connais) c'est:

  • Des hormones à s'injecter en grande quantité.
  •  Du coup: des aiguilles, beaucoup (je ne suis heureusement pas phobique.)
  •  Des coups de téléphone (avoir le secrétariat du gynéco et le portable de celle-ci en numéros récurrents, c'est tout à fait normal!)
  • Un planning à organiser.
  • Des contrôles folliculaires (au moins) une fois par cycle.
  • Une sonde endovaginale dont on se passerait bien...
  • Un jargon à apprivoiser : Tout les J quelque chose..., follicules (ou fofos pour les intimes), endomètre (ou endo), triple feuillet (ou grain de café), stimulation (ou stim), hyperstim, Gonal, Ovitrelle, Orgalutran (et tant d'autres dont je n'ai encore pas eu à faire...) déclenchement, PDS, LH, Oestradiol, Progestérone, ovocytes, utérus rétro-versé.... (Oui j'ai appris ça aussi, mais rien de grave.)
  • Qui dit PDS, dit aussi apprendre à déchiffrer ses analyses le temps que le médecin nous rappelle.
  • Le regard désolé de ta pharmacienne quand tu viens commander ton traitement chaque mois.
  • C'est aussi savoir lire une échographie.
  • Donc pouvoir dire à sa gynéco: "il à l'air beau mon endomètre! Il fait combien?" ou "Il est presque mature ce follicule non?!" Et de t'entendre dire "Oui! Je ne sers plus qu'à manipuler la sonde en fait" en rigolant.


C'est surtout prendre son mal en patience.

Au bout de la patience, il y a le ciel... 
(Proverbe africain)
Et peut être bientôt, notre petite Étincelle...

(Crédit: PandoraLore-Stock)


Mars, puis avril...


Mars:

Nous gardons notre traitement de base, mais aussi, sur conseil de notre gynéco, nous faisons un contrôle plus tôt.
À J9, étant donné le départ de justesse du cycle précédent.

Contrôle à J9: 
  • Pleins de follicules à 7.
  • Endomètre à 3.
Pour des questions d'organisations, puisque visiblement ça va trainer en longueur, nous décidons de stopper la stim et de laisser passer ce cycle.

Cycle de 38 jours.

Avril:

J'ai décidé de prendre des compléments alimentaires. Pour ma forme, et celle de mon utérus.
  • La spiruline: C'est un super aliment, un concentré de nutriments: riche en bêta-carotène, en fer, en vitamine B12, en vitamine E (puissant antioxydant), en protéines, en minéraux et oligo-éléments ( calcium, phosphore, magnésium, zinc, cuivre). Elle contient aussi de la chlorophylle et de la phycocyanine, un pigment aux vertus antioxydantes. Bref ça ne peut faire que du bien!

  • La Maca (Gingseng péruvien): Vertues énergisantes et aphrodisiaques, il agirait aussi bien sur l' impuissance que sur la fertilité.
         J'ai commencé à en prendre (2 comprimés par jour) pendant la phase lutéale le cycle précédent,
         mais il semblerait que cela ait retardé mon J1 alors je stoppe ce traitement pour le moment.
         Coïncidence ou pas, le lendemain J1 est là.
  • L'huile d'onagre: Outre ses effets bénéfiques sur la peau, elle est aussi connue pour soulager le syndrome pré-menstruel mais surtout, chez les "essayeuses" pour améliorer et épaissir la glaire cervicale qui chez moi est quasi-inexistante... (glamoooour)


Ce cycle, nous avons encore un planning restreint, mais nous allons le tenter quand même.

Contrôle à J9:
  • 1 follicule mature à 19!!
  • Endomètre à 6.5 mais en triple feuillet.
Notre médecin n'en croit pas ses yeux.
Évidement au niveau du planning un départ à J14 aurait été souhaitable et nous n'avons pas le choix que de passer ce cycle à nouveau.

Je dois faire une PDS le jour même.
En effet, au vu de sa maturité si tôt dans le cycle, le docteur aimerait étudier cette ovulation pour savoir si elle est de belle qualité, ou s'il s'agit d'un kyste en train de se former ...

1 heure plus tard je suis au labo:
  • LH: 25.5 ui/L
  • Œstradiol: 209 pg/mL
  • Progestérone: 1.60 ng/mL
Gygy me rappelle. C'est une très belle ovulation. Elle est enthousiaste, moi aussi. Il n'y a pas de kyste, c'est un problème en moins à s'occuper.

Et j'étais donc bel et bien déjà en train d'ovuler lors de mon contrôle... Pas de regrets donc, nous n'aurions rien pu tenter, même avec ce problème de planning.

Après un petit récapitulatif, nous observons que:
  1. notre planning est capricieux, mais nous faisons tout ce qu'il est possible pour arranger ce point.
  2. Mon corps aussi est capricieux. Quand ça ne fonctionne pas, ça marche trop bien...
  3. Qu'il y a de l'espoir mais qu'il va falloir s'adapter tout les mois...

La suite?

On attend le prochain cycle d'ici 10 jours.
Et un petit nouveau nous a été prescrit, il s'agit de l'Orgalutran, qui sera utilisé pour prévenir le pic prématuré de LH. Il s'agira donc, pour une ovulation imminente, de la mettre en pause quelques jours pour coller un peu plus à notre planning... Laquelle pourra être déclenchée grâce à l'Ovitrelle.

Wait & see...

L'avantage du déréglement hormonal...


C'est qu'on repart plus vite!!

Mi-février: J1: Comme d'habitude je préviens le secrétariat de notre gynéco pour fixer mon contrôle.
Je recommencerais à me piquer à 75ui à partir de J4, on augmentera à 100ui à J9. Et toujours le contrôle à J12.

Le planning nous pose encore problème mais pour ma santé mentale il faut que l'on tente quelque chose ce mois-ci alors on s'organise au mieux.

J12:
  • 1 follicule mature à 18!!
  • Endomètre à 7, mais en triple feuillet!
 Gygy est extatique: "c'est parfait! C'est parfait!"

Problème: Question organisation on ne peut tenter ce cycle que 3 jours plus tard...
Elle a peur que je n'ovule spontanément entre temps, et nous donne un planning de choc:

  • PDS Œstradiol + LH + Progestérone le surlendemain matin à la 1ère heure.
  • Déclenchement Ovitrelle immédiatement après.
  • Le labo a été sommé de faire les analyses en priorité et de me les communiquer dès que possible.
  • Gygy m'a donné son numéro de portable pour que je puisse la prévenir au plus vite.
On attend.
Ce cycle-ci j'ai ressenti les hormones "en trop" pour ne pas ovuler trop tôt. Ça tire, si bien que je ne trouve pas le sommeil deux soirs de suite. Tiens le coup petit ovocyte, bientôt tu seras liiiibre!

Les résultats sont là:
  • LH: 9.4 ui/L
  • Œstradiol: 337 pg/mL
  • Progestérone: 1.20 ng/mL
Pour notre médecin c'est OK on peut y aller, même si la progestérone est un peu plus haute que ce qu'elle aurait voulu. Ça se tente!

Départ le lendemain!
Enfin nous avons une chance. Un vraie. La toute première.
Car soyons réalistes, les trois premières sans stimulations avaient très peu de chances d'aboutir.



10 jours plus tard, c'est négatif...



2015


Nous ne repartirons qu'en février...

Cela fait déjà 6 mois que je n'ai eu aucune chance d'être enceinte, entre le dérèglement hormonal, les rendez vous chez la gynéco,  les aléas de la vie...

Fin janvier: J1

J11: Premier contrôle:
  • 1 follicule à 10
  • 2 follicules à 8
On augmente le traitement à 100ui.

J14: Second contrôle:
  • 1 follicule à 11.5
  • Endomètre à 3mm (ridicule...)
Ça ne prend pas. Notre médecin nous conseille d'arrêter là, pour elle ça annonce un nouveau dérèglement hormonal.

8 jours plus tard, elle avait raison.
Dérèglement hormonal, cycle de 22 jours.

 Whyyyy !?


Les hormones tu dis?


Plus tôt, j'avais dis que je ne connaissais pas les effets secondaires des traitements que je prend, ou alors ils sont tellement légers qu'ils ne me gênent pas.



Il y en a un.

Il n'est pas récurrent.
Mais quand il survient, ça fait mal.

A me shooter aux hormones de synthèses, je savais que cela allait chambouler pleins de choses en moi.
Surtout mes cycles en fait. 
Mais il y a quelque chose que je n'avais pourtant pas prévu:
LA CHUTE D'HORMONES !!
 (dat bitch!)

Chez moi elle précède toujours J1.
Sans crier gare je me sens morose, à fleur de peau, j'ai des pensées noires.

Gare à toi qui vient me faire chier.
En vrai je ne serais pas agressive.
Je vais juste te chialer à la tronche.

 Voilà.

Un jour. Ou deux. Voir trois (mon record perso...).
Ça coule. Sans interruption.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles:

  • Il vaut mieux que je sois exemptée de comédies romantiques, dramatiques, de tout films en fait... (Je suis tout de même connue pour avoir pleuré à la fin du film Le diable s'habille en Prada...) 
  • Les informations aussi, ça va de soi.
  • Éviter les sujets qui fâchent.
  • Arrêter de penser aussi.
  • Se ravitailler en mouchoirs.
  • Manger gras est également recommandé (si si...!!)

Bref je m'arrête un peu de vivre.

Point positif: Je peux me baigner dans mes larmes.


Un bébé de Noël?


Le cycle suivant à J12:

  • 2 follicules à 10.
  • 1 follicule à 11.
  • Endomètre fin.
On continue Gonal F à 75ui pendant deux jours, puis on augmente le traitement à 100 unités et on contrôle à J15.
Il ne faudrait pas qu'il y en ai trois matures.

J15:

Deux follicules:
  • 1 de 16.5mm.
  • 1 de 16.
  • Bel endomètre.
On continue à 100 unités le soir même, puis 50ui le lendemain, déclenchement Ovitrelle le matin suivant pour les laisser pousser le plus possible, et insémination à la suite.

DEUX follicules!!
Chérie est stressée: "Ça veut dire qu'il y a un risque qu'on ai des jumeaux?"

Oui!
On en avait déjà parlé mais là elle réalise doucement qu'il soit possible qu'il y en ai deux. 
Moi je suis heureuse, ça veut dire que l'on a deux fois plus de chances que ça marche, mais nous sommes deux dans cette aventure! Alors je lui demande:

"On part quand même?"
"Oui!"

Malheureusement le destin en décidera autrement, c'est un accident de voiture qui nous empêchera de saisir cette chance...




1er contrôle.


J12. 1er contrôle.

1 follicule mature à 18, un autre à 13.
Un endomètre à 8 en triple feuillet.

Toutes les conditions physiologiques sont réunies.
Malheureusement le planning n'est pas avec nous et nous ne pourrons pas saisir cette chance...
Comme tant d'autres fois...


Petit lexique de reproduction:

* Follicule: sac dans lequel l'ovocyte est stocké jusqu'à sa maturation et sa libération.
* Endomètre: muqueuse interne de l'utérus. Cette paroi interne sert à accueillir un œuf fécondé pour qu'il y effectue sa croissance. S'il n'y a pas de fécondation, l'endomètre se nécrose. C'est cette nécrose qui cause les écoulements sanguins des menstruations.
* Triple feuillet (ou grain de café): Ou encore endomètre pluristratifié dit aussi en "triple ligne". C'est l'aspect échographique logiquement le plus favorable ou " l'endomètre adéquat " pour permettre à la cellule de se nidifier.

1ère piqure.

Nous attaquons dès le prochain cycle.

Voilà J1.
D'ailleurs, c'est fou, on est jamais aussi pressée de le voir arriver que quand on décide de faire un bébé.

Je dois me piquer à partir de J4, une dose de 75 unités tout les soirs jusqu'au contrôle fixé à J11 - J12.
La gynéco a eu beau nous l'expliquer, la première fois c'est le stress. 
D'un produit aussi cher nous n'avons aucune envie de perdre une goutte.
C'est pourtant ce que l'on fera... 

 
 28 euros de perdu!

Mauvaise manip' de ma part, mon erreur: je déteste lire les notices...

La seconde est plantée dans le gras sans encombres.
Ca chauffe, sans plus.

Je n'aurais que très peu d'effets secondaires avec ce traitement, ou alors passagers.

Ce sera...

Gonal F et déclenchement à l' Ovitrelle.

  • Le Gonal F

Dans quel cas le médicament GONAL-F est-il prescrit ?

Ce médicament contient une hormone qui stimule les organes de la reproduction: la follitropine alpha qui appartient à la classe des médicaments appelés gonadotrophines. Il s'agit d'une version synthétique de l'hormone folliculostimulante (HFS) humaine sécrétée naturellement par l'hypophyse, elle aide le développement des œufs dans les ovaires. La follitropine alpha est utilisée comme fécondostimulant par les femmes dont les problèmes d'ovulation les ont empêchées de concevoir.
La follitropine alpha agit en stimulant la croissance des œufs dans les ovaires. Il facilite l'ovulation et favorise le développement des follicules contenant les ovules.
Il est utilisé chez la femme dans le traitement de la stérilité, seul, ou en complément des techniques de procréation assistée.
Il est également utilisé chez l'homme dans le traitement des troubles de la fertilité dus à un déficit hormonal.

  • L'ovitrelle:

Dans quel cas le médicament OVITRELLE est-il prescrit ?

Ce médicament contient une hormone qui stimule les organes de la reproduction: la choriogonadotropine alfa, très proche de la choriogonadotropine naturellement présente dans le corps humain, bien que fabriquée en laboratoire selon des techniques de l’ADN recombinant. Il appartient à la famille des hormones appelées gonadotrophines qui sont impliquées dans le contrôle naturel de la reproduction. Il facilite l'ovulation et favorise le développement des follicules contenant les ovules.
Il est utilisé chez la femme dans le traitement de la stérilité, seul, ou en complément des techniques de procréation assistée.

Octobre 2014

Nous avons rendez vous chez notre gynécologue.

Elle est spécialisée en PMA.
(Procréation Médicalement Assistée.)

Et heureusement.

"Vous dysovulez".

Mais encore ?!

En gros, j'ovule, mais pas à tout les cycles, et quand cela est le cas ce n'est pas d'une belle ovulation qui pourra nous offrir un bébé.

Elle reprend:
"Et il semblerait que votre cycle de 20 jours soit un petit dérèglement hormonal"

 Tiens donc! Comme si ça ne suffisait pas! 

J'ai toujours eu un doute sur ma capacité à procréer, et bizarrement j' ai toujours su que j'aurais besoin d'un coup de pouce.
Peut être parce que ma maman a eu besoin d'aide pour m'avoir?
Parce qu'il y a deux ans en arrière, lors d'un contrôle de routine chez mon gynéco précédent, on a pu observer que je n'ovulais pas à cause de mon poids trop important?

Je pensais que perdre 40 kilos réglerait le problème. C'est le cas, en partie. J'ovule, mais dans l'anarchie la plus totale.

Elle me prescrit une stimulation.
Moi qui préfère me passer de médication quand je le peux, là je n'ai pas trop le choix.
  
Sur l'accord préalable à adresser à la CPAM notre médecin note "Infertilité".

Nous rentrons dans une autre dimension.




Août 2014.


28 ème jour du cycle, le lendemain de notre 3ème essai, voilà un nouveau J1.
(J1: premier jour d'un nouveau cycle)

Il y a quelque chose qui cloche, j'ai ovulé hier!

Ou bien on s'est trompé et me voilà avec un cycle normal ?!



Dans le doute, nous décidons de passer un cycle. Qui durera 20 jours...




Des cycles naturels...

Qui durent 40 jours...








vendredi 1 mai 2015

02 février 2014.


Jusque là nous nous sommes tues. Ta petite étincelle trahissant nos désirs profonds.

Nous venons de passer le week end chez ta mamie pour fêter l'anniversaire de tata.
Elle vient d'avoir 19 ans, ce n'est plus ma petite sœur. 
Elle grandit elle aussi et ça me frappe juste là.

Nous en profitons pour récupérer un canapé.
Et nous voilà à rentrer chez nous à 400km de là.
Le coffre de notre petite citadine ouvert, le plafonnier clignotant pour nous l'indiquer. 
Il fait 4°c dans la voiture, nous sommes très mal installées, et il est tard.

Mais tout à coup le temps se suspend.
Plus rien n'a d'importance et j'ai chaud.
Puis froid.
Et à nouveau très chaud.

Like Katy Perry said.

"Je ne rigolais pas, je veux qu'on l'ai ce bébé. Dès que possible."

Je pensais que les larmes me monteraient en entendant ces mots.
Mais il ne se passe rien de cela.
J'ai la tête qui cogne, le cœur qui s'est accéléré et la gorge serrée mais un sourire béat sur mon visage.

Dans nos yeux ton étincelle est plus flamboyante qu'elle ne l'a jamais été.
Tu éclaireras notre route de cette lumière si vive.
Et nous passerons le reste de la nuit à ne parler que de toi, de la famille que l'on va construire.